Travail : les vacances illimitées, ce pari venu des Etats-Unis

le , mis à jour à 10:21
6
Travail : les vacances illimitées, ce pari venu des Etats-Unis
Travail : les vacances illimitées, ce pari venu des Etats-Unis

Vous êtes peut-être déjà rentré de congés ou bien sur la plage après des heures passées dans les bouchons du grand chassé-croisé de l'été. Juillettistes ou aoûtiens, savez-vous qu'une nouveauté pourrait, demain, révolutionner vos vacances ? Née sous le soleil de Californie, aux Etats-Unis, l'idée des vacances illimitées commence à séduire des entreprises françaises. Le principe est simple : vous pouvez partir vous reposer autant de semaines que vous le souhaitez dans l'année, à condition d'avoir fini votre travail.

Le phénomène est encore balbutiant, mais des sociétés comme la start-up Popchef, le site d'emploi Indeed ou le groupe immobilier Avinim l'ont déjà adopté. Et d'autres s'y intéressent, comme l'agence de voyages en ligne Marco Vasco. «J'y suis favorable, il faut donner plus de flexibilité et de liberté aux salariés», confie Geoffroy de Becdelièvre, son président, qui voit dans ce système «un bon moyen de responsabiliser les salariés».

QUESTION DU JOUR. Etes-vous favorable à un système de vacances illimitées ?

Gare aux effets pervers

Les vacances illimitées sont nées aux Etats-Unis. En 2004, Netflix a été le pionnier, suivi notamment par General Electric et Evernote. Salarié d'une firme qui a adopté la pratique, Arnaud, installé aux Etats-Unis depuis sept ans, explique que «c'est assez développé dans la Silicon Valley en raison de la culture californienne axée sur la qualité de vie». D'autant qu'aucune mesure dans la législation américaine n'oblige les entreprises à accorder des congés payés, à la différence de la France, où la loi fixe un cadre strict, avec cinq semaines de congés rémunérés. D'ailleurs, à ce jour, le contour juridique est loin d'être clair chez nous.

LIRE AUSSI

> Reportage : chez Popchef, c'est (presque) open bar

Attention aussi, car les vacances illimitées, c'est peut-être «trop beau pour être vrai», prévient Pascal Grémiaux, ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • mxnagg il y a 6 mois

    à condition d'avoir fini votre travail ! et si vous finissez votre travail de sorte d'en prendre trop c'est soit que votre manager ne vous a pas suffisement charge auquel cas le Manager en Nul, SOIT que vous avez bacle votre travail auquel cas votre Manager est Nul de ne pas avoir bien controle... DONC le Manager il fait quoi l'annee suivante ?

  • mlaure13 il y a 6 mois

    et si la démesure du ridicule pouvait tuer...(le temps) ...?...;-)))

  • rizriz il y a 6 mois

    Loufoque , étant donné que dans les start-ups ricaines on travaille 70 h /semaine on aura vite fait d'être remplacé par un jeune HEC aux dents longues qui sera prêt à se défoncer .Je vois pas où est la place pour des vacances illimitées, mais il est vrai que là-bas et en Australie si tu as fini le job tu peux aller à la plage à 15 h , après à toi de t'organiser quitte à travailler de nuit .

  • bearnhar il y a 6 mois

    C'est comme lorsqu'on nous dit qu'ici la reference horaire c'est 35h, grotesque. Par contre lorsqu'il s'agit de les financer, tout le monde passe à la caisse, meme ceux qui ne peuvent en bénéficier, c'est l'égalité à la Française.

  • bpasseri il y a 6 mois

    ça fait 7 ans que je suis en vacances illimitées, ça marche très bien, et en plus comme je ne dépense plus rien pour les transports au boulot j'ai gagné 15% de salaire... mais c'est limité en fait à 10 ans, dommage, je vais devoir reprendre dans 3 ans au moins 1 mois avant de repartir

  • umrk il y a 6 mois

    grotesque, quand on sait combien de jours de vacances les américains consentent à prendre ....