Travail le dimanche-Pas de quoi faire une révolution, dit Mandon

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PARIS, 9 décembre (Reuters) - L'augmentation du nombre de dimanches ouvrables telle que prévue par la loi pour la croissance et l'activité reste mesurée et ne devrait pas être de nature à provoquer une "révolution" des députés, a jugé mardi le secrétaire d'Etat à la Simplification, Thierry Mandon. Le texte qui doit être présenté mercredi en conseil des ministres par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, prévoit un passage de cinq à douze du nombre de dimanches lors lesquels l'ouverture des commerces peut être autorisée par les maires. Il devrait en outre autoriser l'ouverture le dimanche dans un certain nombre de zones à fort potentiel touristique, comme à Paris, mesure qui suscité une forte opposition dans la majorité parlementaire, que le gouvernement tente de déminer. "Le nombre de dimanches à l'initiative des maires passe de cinq à douze, c'est dans la moyenne basse européenne", a dit Thierry Mandon mardi sur France Inter. "C'est une ouverture très mesurée, il n'y a pas de quoi faire une révolution au Parlement sur ce sujet-là", a-t-il ajouté, réaffirmant que "le principe du repos dominical demeurait". Le patron des députés socialistes, Bruno Le Roux, s'est lui aussi attaché à rassurer, estimant que le débat ne devait pas porter sur le passage de cinq à douze dimanches ouvrables. "Est-ce qu'on serait plus à gauche si on pense que c'est sept ou cinq, ou plus à droite si on pense que c'est douze ?", a-t-il dit sur RTL. "Le débat essentiel c'est dans quelle zone, pour répondre à quelle demande et avec quelles protections pour les salariés", a-t-il ajouté. "Aujourd'hui on affole en laissant penser que ce serait partout. Non, il n'est pas question que ce soit partout." Malgré les risques qui semblent peser sur le vote, Thierry Mandon s'est dit "sûr" que le projet, qui prévoit de lever des contraintes dans des domaines comme le transport routier, les professions réglementées, le logement ou l'épargne salariale, trouvera une majorité à l'Assemblée. "C'est une loi qui abat un certain nombre d'entraves, qui veut promouvoir l'égalité des chances économique", a-t-il dit. "Ce texte d'Emmanuel Macron est réellement de gauche. C'est la réalité (...) C'est une loi de partage économique et d'égalité", a-t-il insisté. Voir aussi : La loi Macron à l'épreuve du feu socialiste ID:nL6N0TQ09I (Gregory Blachier)

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  • frk987 le mardi 9 déc 2014 à 11:01

    Suite : Ainsi la droite fera le boulot et ces enfumeurs pourront dire, voyez...de notre temps....

  • frk987 le mardi 9 déc 2014 à 11:00

    Ce que j'appellerais réformes : c'est le problème de la dette, des retraites, de la sécu, des fonctionnaires en surnombre, du découpage administratif...mais ça, pas touche....De l'enfumage, rien que de l'enfumage, toujours de l'enfumage...et ils prient le ciel ces athées de gauche que ça tienne jusqu'en mai 2017.

  • frk987 le mardi 9 déc 2014 à 10:57

    Encore une affaire totalement marginale montée en épingle pour masquer l'incurie de ce gouvernement. Après l'enfumage du mariage homo, voilà l'enfumage du dimanche, par contre les REFORMES....c'est pour quand ????????????????????

  • dotcom1 le mardi 9 déc 2014 à 10:27

    Le virage libéral du gouvernement se matérialise enfin.

  • bern1616 le mardi 9 déc 2014 à 09:36

    ça fait 13 ans que je bosse que le WE faut arretez de casser les k avec ça,c po dur volontaire et payé comme en semaine!