Travail du dimanche, transports, pharmacies... les projets de Macron

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Travail du dimanche, transports, pharmacies... les projets de Macron
Travail du dimanche, transports, pharmacies... les projets de Macron

Alors que Paris remet à Bruxelles son projet de budget 2015, avec un déficit public prévu de 4,3% bien loin de l'objectif de 3% du Pacte de stabilité européen, le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a présenté ce mercredi en Conseil des ministres les grandes lignes de son projet de loi pour l'activité. Une manière, pour le gouvernement, de montrer à nos partenaires européens, et notamment allemands, que la France est prête à s'engager sur des réformes de structures pour relancer la croissance.

Il s'agit pour Paris d'éviter de voir son projet de budget retoqué avec un avis négatif et d'échapper à des sanctions financières lourdes par la Commission européenne. Du coup, Emmanuel Macron a précipité son calendrier. Une partie des mesures prévues ont été dévoilées à la presse en début d'après-midi, dont celles sur l'épineux sujet des professions réglementées et sur l'explosif dossier du travail du dimanche. D'autres mesures ont été mises sur la table : la rénovation de le justice prud'homale, l'épargne salariale, le développement des lignes d'autocar, ou encore l'ouverture du capital de certaines entreprises publiques.

«La zone euro est dans une situation difficile. La France l'est encore plus. Elle a besoin d'être rénovée. C'est bon pour l'économie et l'innovation. Il ne doit pas y avoir de sujets tabous et tout doit être fait en transparence pour restaurer la confiance», a lancé l'ancien banquier qui tient désormais les rênes de Bercy. Et d'ajouter : «La France souffre de trois maladies : la défiance, la complexité, les corporatismes. Contre la défiance, il faut changer les mentalités. Contre la complexité, il faut simplifier. Et contre les corporatismes, il faut retrouver le sens de l'intérêt général : la France n'a besoin de rien d'autre pour guérir que de l'union de toutes les femmes et de tous les hommes de bonne volonté».

L'idée d'un texte pour relancer la croissance avait été ...

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  • lorant21 le mercredi 15 oct 2014 à 16:21

    avec ces mesurettes, l'année prochaine on est à 4% de croissance, c'est sur! Le but, c'est de ne pas toucher aux millions de fonctionnaires et aux budgets de fonctionnement de l'Etat et des collectivités.

  • bordo le mercredi 15 oct 2014 à 15:22

    Sacré Manu ! Il est presque aussi bon que les écolos : on leur dit GPA, problème sociétal, ils vous répondent interdiction des couverts en plastiques (ils s'en moquent d'ailleurs, pour les pique-niques, les leurs sont en argent). Vous parlez à Manu, risque de déclin, place de la France dans le monde, il vous répond développement des lignes d'autocars. Trop fort.

  • LERINS le mercredi 15 oct 2014 à 14:36

    En parlant de corporatismes, Monsieur Macron ne parle pas du plus budgétivore : la caste politico-administrative et syndicale à l'origine de la complexité réglementaire et d'une fiscalité délirante qui tue à petit feu l'économie française et les citoyens. Si Mr Macron veut vraiment changer les choses, qu'il fasse adopter sans tarder le principe fiscal d'exonération de la production décrit dans le blog intitulé : REMBOURSER LA DETTE PUBLIQUE SANS APPAUVRIR LES CITOYENS.