Travail dominical : les craintes de Bricorama

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Bricorama n'accepte pas d'être condamné à fermer ses portes le dimanche alors que certains de ses concurrents peuvent continuer à accueillir les clients.
Bricorama n'accepte pas d'être condamné à fermer ses portes le dimanche alors que certains de ses concurrents peuvent continuer à accueillir les clients.

C'est indéniablement "un bol d'air pour Bricorama". Le président de l'enseigne de bricolage, Jean-Claude Bourrelier, a visiblement été soulagé à la lecture du rapport Bailly sur le travail dominical, lui qui avait été obligé de fermer 32 magasins en Ile-de-France le dimanche, après des poursuites judiciaires du syndicat FO.

Depuis, il avait à son tour intenté des procès à ses concurrents (Castorama, Leroy Merlin) en se posant en défenseur de la concurrence non faussée : "Soit tous les magasins sont fermés, soit ils sont tous ouverts." Sans succès probant. Alors la proposition du rapport Bailly, au terme de laquelle tous les magasins de bricolage seraient autorisés, par décret, à ouvrir leurs portes le dimanche en région parisienne jusqu'à l'adoption d'un nouveau cadre législatif et sa traduction sur le terrain, probablement pas avant juillet 2015, l'arrange bien. "La question est : quand le décret sera-t-il publié ?" prévient toutefois l'entrepreneur, qui craint qu'il ne tarde à venir. Jean-Marc Ayrault a officiellement posé une condition : que des garanties fortes soient apportées pour les salariés. Des échanges auront lieu "dans les prochains jours" avec les représentants du secteur, sous l'égide du ministre du Travail, Michel Sapin, et de Sylvia Pinel, ministre de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme. Une simple formalité à croire Jean-Claude Bourrelier : "On leur donne une prime correspondant à deux fois la journée...

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