Transfert de l'OM-Une dizaine de gardés à vue, dont José Anigo

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MARSEILLE, 20 janvier (Reuters) - Une dizaine de personnes, dont l'ancien entraîneur de l'Olympique de Marseille José Anigo, ont été placées en garde à vue mardi dans le cadre d'une enquête sur les conditions de certains transferts de joueurs, a-t-on appris de source judiciaire. José Anigo, entraîneur de l'OM à trois reprises, dont la dernière jusqu'en mai dernier, et ancien directeur sportif du club, a été conduit à l'hôtel de police en fin de journée à son arrivée du Maroc, où il réside désormais, a-t-on précisé de même source. Une dizaine d'autres personnes avaient été placés en garde à vue en début de journée et y étaient toujours mardi soir. Il s'agit d'agents de joueurs, d'intermédiaires et de personnes proches du milieu marseillais, a-t-on précisé. Les enquêteurs s'intéressent à une série de transferts ces dernières années, dont celui de l'attaquant André-Pierre Gignac, qui auraient donné lieu au versement de commissions occultes. Le transfert de Souleymane Diawara, de Bordeaux à l'OM en 2009, est également dans le collimateur des enquêteurs. L'actuel président du club, Vincent Labrune, et deux de ses prédécesseurs, Pape Diouf et Jean-Claude Dassier, ont été placés en garde à vue à la mi-novembre et remis en liberté après une trentaine d'heures d'audition. L'affaire des transferts de l'OM fait l'objet d'une information judiciaire ouverte en mai 2011 pour "blanchiment, abus de biens sociaux, association de malfaiteurs, extorsion de fonds en bande organisée et recel". Au total, avant ces nouvelles gardes à vue, une quinzaine de personnes gravitant autour du club avaient été déjà entendues à la demande du juge Christophe Perruaux, chargé de l'enquête. Une série de perquisitions ont été effectuées en janvier 2013 au centre d'entraînement de l'OM. Les enquêteurs ont alors saisi des documents relatifs à des transferts de joueurs à l'OM, dont celui de Gignac. L'international français a signé en août 2010 en provenance de Toulouse pour une somme évaluée à 20 millions d'euros. Son transfert a été réalisé sous l'autorité de Jean-Claude Dassier et validé par Vincent Labrune, alors président du conseil de surveillance. José Anigo était à ce moment-là directeur sportif du club. La justice soupçonne le versement de rétrocommissions à des personnes proches du grand banditisme corse. L'enquête est menée par la sous-direction de la lutte contre le crime organisé et la délinquance financière (SDCOF) et la police judiciaire de Marseille, notamment. L'Olympique Marseille est actuellement deuxième du championnat de France de Ligue 1, à un point du leader Lyon. (Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse et Grégory Blachier)

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