Transat Jacques Vabre : La blessure d'Horeau, l'abandon de Safran, les explications de Lemonchois...

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Transat Jacques Vabre : La blessure d'Horeau, l'abandon de Safran, les explications de Lemonchois...
Transat Jacques Vabre : La blessure d'Horeau, l'abandon de Safran, les explications de Lemonchois...

La flotte de la Transat Jacques Vabre continue d'être bien secouée. Mercredi matin, Corentin Horeau (Bretagne-Crédit Mutuel Elite) s'est ouvert une lèvre et Safran a officiellement abandonné. Lionel Lemonchois (Prince de Bretagne), lui, est revenu sur le chavirage de son bateau et sur son hélitreuillage en compagnie de " Bilou " Jourdain.

CLASS40
Horeau se blesse, Bretagne-Crédit Mutuel Elite se déroute
Le plus souvent leader de la flotte des Class40 depuis le départ de dimanche, Bretagne-Crédit Mutuel Elite a décidé de se dérouter vers son port d’attache de Port-la-Forêt. Les raisons sont multiples : la perte rapide du pilote automatique a en effet obligé les skippers (Corentin Horeau et Nicolas Troussel) à rester constamment à la barre ; d’où une fatigue grandissante puis une chute d’Horeau qui s’est blessé à une lèvre mercredi matin, à 4h. « Auteurs d’un début de course parfaitement maîtrisé qui leur a permis de s’installer aux commandes de la flotte des Class40 dès la marque d’Antifer et jusqu’à hier à la mi-journée, les deux co-skippers de Bretagne-Crédit Mutuel Élite sont, de fait, de plus en plus lourdement handicapés par la perte de leur pilote automatique survenue dès le lendemain du départ, indique un communiqué de presse. Depuis deux jours, ils n’ont, en effet, pas d’autres choix que de rester rivés à la barre et la fatigue accumulée est désormais palpable. Voilà ce qui explique sans doute la chute de Corentin ce matin (mercredi), aux environs de 4 heures, qui s’est alors ouvert une lèvre. Suite aux différents problèmes techniques, le duo a maintenant, abattu en grand et sécurisé le bateau pour faire route en direction du sud Finistère, au portant. »

Dans cette même catégorie, le duo Jack Bouttell-Gildas Mahé (Team Concise) a officialisé son abandon mercredi matin. « Suite à des problèmes structurels liés des chocs dans la grosse mer, le Class40 Team Concise s'est dérouté vers l'Irlande, indique le site officiel de la course. L'équipage est arrivé à Cork hier (mardi) à 17h30 et après inspection des dégâts a signifié son abandon à la Direction de Course. »

IMOCA
Abandon officiel de Safran
24 heures après s’être dérouté vers Brest en raison d’une voie d’eau (fissure au niveau d’un foil, cloisons endommagées), le Safran de Morgan Lagravière et Nicolas Lunven est arrivé dans le port breton mardi soir à 23h30. Après inspection du monocoque, la décision d’abandonner a été officialisée mercredi matin. « La déception est grande pour Morgan Lagravière et Nicolas Lunven qui participaient à leur première grande course en IMOCA, indique un communiqué de l’équipe Safran. En bons marins, ils peuvent toutefois se réjouir d’être parvenus à ramener au port leur monocoque, sans dégâts supplémentaires. » « Le soulagement prend le dessus sur la déception, précisent les deux skippers. Nous avons sauvé le bateau et nous sommes en bonne santé. L’issue aurait pu être beaucoup plus compliquée. »

ULTIME
Lemonchois revient sur son hélitreuillage
Contraint d’être hélitreuillé mardi après-midi en compagnie de Roland Jourdain au lendemain du chavirage de son trimaran Ultime Prince de Bretagne, Lionel Lemonchois a livré ses explications. « Je n’ai pas vu grand-chose car j’étais dans le bateau, indique le marin normand sur le site officiel de la Transat. On était au près, sous trinquette, dans de la mer, avec entre 15 et 17 nœuds de vent. Dix minutes avant, avec Bilou, on se posait la question de savoir s’il fallait qu’on déroule le solent ou pas. Je ne sais pas ce qui s’est passé, j’ai juste eu le temps de bondir et d’attraper Bilou pour l’attirer dans la descente. Est-ce que c’est le fait d’une vague ou d’une survente ou bien des deux, c’est difficile à dire… C’est dur parce que nous avions passé le plus gros du mauvais temps et que la météo allait vraiment en s’arrangeant. (…) C’est le ciel qui vous tombe sur la tête. J’ai déjà vécu ça il y a deux ans. Revivre deux fois de suite la même chose, ça commence à faire beaucoup. Je n’ai pas pensé à la Transat mais au bateau, à toute cette somme de boulot et d’énergie que nous avons dépensé pour que le Maxi80 Prince de Bretagne soit comme il est. C’est terrible de voir tous ces efforts foutus en l’air en l’espace de deux secondes et de penser aux conséquences qu’il va y avoir derrière. (…) (au sujet du remorquage du bateau) Nous allons tâcher de faire ce qu’il faut pour. Nous avons commencé les discussions pour trouver un remorqueur. L’idée, a priori, c’est plutôt d’essayer de remorquer le trimaran à l’envers jusqu’à La Corogne ou un autre port assez proche, puis de le gruter pour le retourner. A mon sens, c’est ce qui sera le moins destructeur pour lui. Notre équipe technique s’occupe de ça et si possible, nous partirons jeudi soir après le coup de vent pour être sur zone vendredi. »
 


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