Trajets domicile-travail : et vous, êtes-vous « navetteur » ?

le , mis à jour à 07:03
7
Trajets domicile-travail : et vous, êtes-vous « navetteur » ?
Trajets domicile-travail : et vous, êtes-vous « navetteur » ?

Cinq ? 10 ? 50 ? 100 km ? Quelle distance parcourez-vous chaque jour pour aller travailler ? Les Français qui logent à proximité immédiate de leur lieu de travail sont aujourd'hui minoritaires. Selon une étude que vient de publier l'Insee, 16,7 millions de Français sont en effet contraints de quitter leur commune de résidence pour aller travailler, parcourant souvent des dizaines de kilomètres chaque jour, en voiture ou en transports en commun. On les appelle les « navetteurs ». Une pratique qui ne fait que croître. Explications.

 

Fortes variations entre régions

 

Cet éloignement touche dorénavant deux actifs sur trois en France. Etonnant, c'est dans la région Hauts-de-France (ex-Nord-Pas-de-Calais - Picardie) que l'on trouve la plus forte proportion d'actifs mobiles : 71 %. L'Ile-de-France arrive juste derrière (69 %). La région parisienne est d'ailleurs la cible quotidienne de nombreux navetteurs des régions voisines : Normandie, Champagne-Ardenne et région Centre - Val de Loire, notamment grâce au TGV. A l'opposé, c'est en Corse d'abord, puis en Provence-Alpes-Côte d'Azur qu'ils sont le moins nombreux : respectivement 32 % et 49 %. Mais ces actifs méditerranéens sont paradoxalement ceux qui parcourent la plus longue distance pour aller travailler : près de 20 km, contre 13,6 km pour la Bourgogne - Franche-Comté.

Des navetteurs de l'extrême

 

Selon l'Insee, 380 000 Français franchissent chaque jour la frontière pour aller travailler chez nos voisins. Mais c'est surtout le chiffre de 317 000 actifs résidant à plus de... 200 km de leur entreprise qui interpelle. Un chiffre incroyablement élevé quand on imagine les contraintes qu'il cache (vie de famille, frais de transport, fatigue, temps perdu...). Pourtant, ces stakhanovistes de la route, du rail ou du ciel ne cessent de se multiplier. Depuis 2008, ils sont 35 % de plus, a constaté l'Insee ! Prix de l'immobilier, qualité de la vie, ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • olivie91 il y a 8 mois

    Valence tgv Lyon-partdieu c est pas plus long en distance que le passe navigo du 78 ou 77. Une honte le coût pour développer l économie dans le triangle Lyon Grenoble Valence. Attendons la concurrence.

  • SaasFee il y a 8 mois

    Le covoiturage est une solution

  • jean.coq il y a 8 mois

    alphalog - bien d'accord. Je viens de vérifier avec www.viamichelin.fr Lyon-Valence en voiture environ 17,00 EUR pour un aller. soit 34,00 EUR aller/retour et 7480 EUR par an (220 jours). Alors que l'abo SNCF est à ma connaissance pour tous jours. En outre en voiture il faut 1h15 contre 0h35 en TGV. Certains ne savent pas beaucoup compter.

  • alphalog il y a 8 mois

    olivie91 c est pas donné en effet mais bon Lyon valence 100kms....2x/jour=200 kms.....4000/mois les jours ouvrables......ça met le km à 0.10 si je ne m'abuse en gros. vu comme ça, ça parait moins cher déjà

  • jean.coq il y a 8 mois

    "380.000 traversent chaque jour la frontière pour aller travailler chez nos voisins". Ce sont 380.000 non-inscrits chomeurs en France. Soit environ 10% de chomeurs "potentiels" en plus. Merci à la Suisse, à l'Allemagne, au Luxembourg et à la Belgique.

  • olivie91 il y a 8 mois

    Oui 5000 euro / an pour 35 mn de déplacement.

  • olivie91 il y a 8 mois

    Une honte les abonnements Tgv pour les navetteurs. Ex plus de 5000 euros par entre Lyon et Valence TGV une honte pour un gros Rer. Vivement une concurrence qui servira au développement et peut-être avec un service continu