Traité transatlantique : les Européens espèrent encore avancer, malgré le Brexit

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Chargement de containers sur le port de Hambourg en 2012.
Chargement de containers sur le port de Hambourg en 2012.

Un nouveau round de négociations doit débuter lundi à Bruxelles. La Commission affiche son ambition de boucler un accord transatlantique sur le libre-échange avant le départ de Barack Obama, mais se heurte au scepticisme de plusieurs gouvernements.

Le quatorzième round de négociations sur le TTIP (Tafta en français), le traité transatlantique avec les Etats-Unis, doit débuter lundi 11 juillet à Bruxelles dans un climat un peu surréaliste, alors que l’administration Obama plie bagage dans six mois et que, côté européen, la perspective du Brexit – la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) – risque de chambouler tout l’agenda commercial de l’UE.

« Les discussions avancent pourtant, sur le plan technique », soulignent plusieurs sources au sein de la Commission européenne, à qui les pays membres ont confié un mandat de négociation à l’été 2013.

De fait, les Européens devraient mettre sur la table une nouvelle offre concernant le secteur de l’énergie, confirmant la libéralisation des exportations et des importations d’énergie par les Etats-Unis et l’UE. Bruxelles proposera aussi un chapitre sur le futur cadre de coopération institutionnel entre les pays signataires du TTIP.

« On travaille plein pot » Les négociateurs américains auraient préparé une offre sur l’éthique en matière d’essais pharmaceutiques, et sur les instruments de défense commerciale (barrières antidumping). Les Européens espèrent que cette semaine sera aussi l’occasion de régler toutes les questions en suspens concernant les tarifs douaniers, une partie importante de l’accord même si elle n’est pas essentielle – c’est la convergence réglementaire qui fait l’originalité, et l’ambition du TTIP.

« On travaille plein pot. A l’automne, on verra les c...

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  • spirouet il y a 5 mois

    Ouais avancer dans le vice et la cupidité mais reculer dans l'honnêteté et la franchise. Pas très glorieux tout ça et uniquement dans le but de conserver leurs privilèges de nababs

  • n00b1 il y a 5 mois

    Je me demande s'ils vont oser conclure l'accord durant les vacances d'été question de ne pas trop avoir de résistance de la part de la populace qui sera en vacances ???

  • Neova il y a 5 mois

    Pour mieux comprendre le caractère orienté de cette bafouille : article de Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et Stéphane Lauer (New-Yord, correspondant).

  • ppsoft il y a 5 mois

    Titre erroné : c'est la commission européenne, qui veut avancer. Les Européens, eux, dans leur très grande majorité, veulent tout arrêter. Et après on s'étonne de l'europhobie de nombre de nos concitoyens...