Trains intercités : des propositions décriées à gauche comme à droite

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Trains intercités : des propositions décriées à gauche comme à droite
Trains intercités : des propositions décriées à gauche comme à droite

Remises en fin de matinée, les conclusions de la commission d'élus et d'experts, présidée par le député PS Philippe Duron et chargée de plancher sur le devenir des trains Intercités, a déclenché une levée de boucliers. Dans son rapport sur l'avenir de ces trains d'équilibre du territoire (TET), que «Le Parisien»-«Aujourd'hui en France» s'est procuré, la commission dresse un constat sévère sur un réseau de lignes vétustes, inadapté aux nouveaux besoins de mobilité des Français et qui accuse un déficit annuel de 400 millions d'euros. Elle préconise de renforcer certaines lignes, mais de reporter vers l'autocar ou de supprimer celles qui chevauchent des lignes régionales.

«Tout le monde le sait, la SNCF a une petite idée...»

A la veille de la remise officielle du rapport, «la population voit passer des trains qui ne s'arrêtent pas», a déploré le député UMP du Loiret, Jean-Pierre Door, lors d'une conférence de presse de Villes de France, regroupant les agglomérations de taille moyenne, et de l'Association des régions de France (ARF). «Nous avons monté des comités locaux de défense des usagers», a-t-il prévenu. Ces associations «expriment leur très vive inquiétude sur les risques d'un scénario noir de démembrement de ces liaisons essentielles pour les territoires», a indiqué  Caroline Cayeux, sénateur-maire UMP de Beauvais et présidente de Villes de France.

«L'existence, la survie des TET sont extrêmement importantes pour nos villes» et «permettent d'éviter une désertification des territoires», a poursuivi Caroline Cayeux. Or, selon Jacques Auxiette, président PS des Pays de la Loire et spécialiste des transports, «tout le monde le sait, la SNCF a une petite idée sur l'avenir (...) L'enjeu, c'est de supprimer plus de la moitié des lignes de TET», a averti M. Auxiette. L

es élus craignent aussi que l'Etat et la SNCF «profitent» de l'agrandissement des régions en tant qu'entités ...

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  • neutro le mardi 26 mai 2015 à 19:08

    Ce rapport a le mérite de bien poser le problème, ce n'est pas à 30.000.000 de français (ceux qui sont imposés) de payer des privilèges transport à 100.000 personnes. Ce n'est plus du service Public, c'est du Service Indu...et si l'on augmentait ces tickets de 15 euro, il n'y aurait plus de déficit!

  • perevert le mardi 26 mai 2015 à 18:35

    Qu'ils commencent à réduire leur privilèges pharaoniques (C.E) et tous leurs avantages (prime de charbon par exemple et la liste est sans fin, c'te blague) ! car au final qui est encore sanctionné ? l'usager ! comme d'habitude...un très grand classique chez la SNCF que de taper sur l'usager.

  • M2766070 le mardi 26 mai 2015 à 18:08

    bon ça continue, ils en parlent... c est tout !!!

  • jbellet le mardi 26 mai 2015 à 18:05

    ne rien faire c'est ce que font de mieux nox hommes politiques; defendre leur pre carré... on va creuver mais c'estpas grave nos elus seront réélus c'est bien l'essentiel

  • frenchto le mardi 26 mai 2015 à 17:54

    pourquoi on a viré mon post ?

  • dbrus le mardi 26 mai 2015 à 17:51

    400 millions pour ce qui devrait être un service public, ce n'est pas beaucoup ! Est-ce qu'on se pose les mêmes questions pour les milliards mal gérés de l'assistanat ? Et la santé ça coute cher, et pourtant on en a besoin ! Mais bien sûr, au lieu d'améliorer le service on préfère faire rouler les autocars de M. Macron !

  • inextens le mardi 26 mai 2015 à 17:20

    et toi nanolyon pointer à l'ANPE! quel régal

  • nanolyon le mardi 26 mai 2015 à 16:42

    M5441845 : c'est surtout la concurrence sur le rail qui attend la SNCF. Vivement son ouverture, qu'on puisse voir les cheminots ultra-privilégiés et leurs syndicats pleurer sur leur plan social.

  • M5441845 le mardi 26 mai 2015 à 15:49

    Grève ou pas grève, manif ou pas manif, indignation en tous genres, la réalité c'est que la SNCF dela "bataille du rail" est condamnée par les bus grandes lignes, le covoiturage, les avions low cost, internet et les politiques n'y changeront rien... Il y a 150 ans les bateliers faisaient sauter les lignes de chemin de fer pour préserver leur activité, mais ils ont disparu... c'est ainsi

  • M5441845 le mardi 26 mai 2015 à 15:47

    Ils ne perdent que 400 millions par an, tout le monde sera volontaire pour se cotiser et payer, bien sûr.