Tragédie de Lampedusa : l'égoïsme des États et les faiblesses de l'Europe

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Sauvetage d'immigrants clandestins à Lampedusa, jeudi.
Sauvetage d'immigrants clandestins à Lampedusa, jeudi.

L'Italie n'est pas le pays européen qui reçoit le plus de clandestins ni de demandeurs d'asile. Avec 17 500 demandes au dernier comptage contre 70 000 pour l'Allemagne et 60 000 pour la France, elle arrive seulement en septième position. Mais les tragédies en Sicile placent le pays sous l'oeil des médias. Selon le réseau Migreurop, en 20 ans, au moins 6 000 migrants sont morts en tentant la traversée entre l'Afrique et l'Italie. "J'espère que l'Union européenne se rendra compte que cette tragédie est une offense à l'Europe tout entière", a lancé à Lampedusa le vice-président du Conseil italien Angelino Alfano, après le récent naufrage d'une embarcation à Lampedusa faisant au moins une centaine de morts. Mais depuis des années, l'Europe fait la sourde oreille.À Bruxelles, la commissaire européenne à l'Immigration plaide depuis longtemps pour "une politique migratoire commune". "Il faut ouvrir de nouvelles voies pour l'immigration légale", répète Cecilia Malmström, convaincue qu'ouvrir cette porte dissuaderait les migrants de prendre tous les risques pour rejoindre la riche Europe. En signant le traité d'Amsterdam en 1997, les États membres, dont la France, ont bien accepté un transfert - limité - de pouvoirs au niveau de l'UE.

Des États qui se disputent entre euxMais dans les faits, ils rechignent et refusent l'idée d'une communautarisation de la politique d'immigration. Sauf s'agissant du renvoi des migrants et du contrôle des flux dans...

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