Trafic toujours perturbé à la SNCF, la grève reconduite lundi

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PARIS (Reuters) - La grève contre la réforme ferroviaire a été reconduite et entrera lundi, jour des premières épreuves du baccalauréat, dans son sixième jour, a-t-on appris auprès de la CGT Cheminots, l'un des deux syndicats qui poursuivent le mouvement dénoncé par le gouvernement.

Le trafic est encore fortement perturbé dimanche sur le réseau SNCF, avec un peu plus d'un TGV sur deux prévu pour la journée par l'entreprise.

La SNCF prévoyait en outre de faire circuler quatre trains Intercités sur dix, la même proportion de TER et seulement un train sur trois en Ile-de-France.

Le président François Hollande et le gouvernement ont exhorté ces derniers jours les syndicats CGT et Sud-Rail à cesser la grève contre la réforme ferroviaire, qui doit être débattue à partir de mardi à l'Assemblée.

Ils s'inquiètent notamment des conséquences pour les candidats au baccalauréat qui débute lundi et des souplesses horaires ont été décidées pour ceux qui arriveraient en retard faute de moyen de transport.

Le gouvernement assure être toujours ouvert à la discussion avec les deux organisations concernées, tout en excluant un report de l'examen du texte qui prévoit le rapprochement entre la SNCF et Réseau ferré de France (RFF) et en dénonçant une contestation selon lui mal venue.

Après François Hollande et le Premier ministre Manuel Valls, mais aussi le patron de la CFDT Laurent Berger, dont la centrale a signé le texte de modernisation du ferroviaire, Michel Sapin a, à son tour, appelé dimanche à terminer le mouvement social entamé mardi soir.

"Je dis que cette grève n'a pas de sens, que le texte qui va être discuté et amélioré (au Parlement) est un texte de bon sens", a dit le ministre des Finances lors du Grand Rendez-vous Europe 1-i>Télé-Le Monde.

"L'intérêt de ceux qui aujourd'hui prônent la grève est de considérer, comme on le dit depuis très longtemps, qu'il faut savoir arrêter la grève", a-t-il insisté.

PARI SUR L'ESSOUFFLEMENT

"Il me paraît de l'intérêt de tous et tout particulièrement des personnels (...) parce que ce que nous préparons, c'est la SNCF de demain, une SNCF réunifiée", a encore ajouté Michel Sapin, rappelant que la CGT avait pris part aux discussions sur le texte.

Selon le ministre des Finances, des aménagements au texte sont encore possible dans le cadre du débat parlementaire mais la grève n'influencera pas davantage le gouvernement.

L'exécutif mise sur l'essoufflement du mouvement et sur la division du mouvement syndical, avec lequel il a mené des négociations ces derniers jours pour désamorcer le conflit.

"Il y a toujours dans notre vie française un certain nombre de conflits. Elle est importante parce qu'elle est à la SNCF, elle est limitée par le nombre de personnes concernées. Dans une semaine, on parlera de la réforme", a-t-il affirmé.

Les syndicats grévistes souhaitent un retour à la situation d'avant 1997, soit un seul et même établissement public alors que trois sont prévus par le projet de loi, et la reprise de la dette ferroviaire de 44 milliards d'euros par l'Etat.

L'Unsa et la CFDT ont signé un accord sur les amendements que le gouvernement soutiendra lors de l'examen du projet de loi de réforme.

(Gregory Blachier)

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  • patr.fav le dimanche 15 juin 2014 à 15:48

    on met les français au chomage et on emploi des étrangers à leurs place est ce normal !!!!

  • fabwilh le dimanche 15 juin 2014 à 13:56

    Grève incompréhensible pour les français... La CGT prend en otage les français et les étudiants... C.est lamentable...