Trafic de drogue : la culture afghane du pavot repart à la hausse

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Trafic de drogue : la culture afghane du pavot repart à la hausse
Trafic de drogue : la culture afghane du pavot repart à la hausse

En dépit des milliards de dollars déversés depuis des décennies pour développer l'Afghanistan, l'opium reste la principale manne financière d'un pays sans industrie ni véritable agriculture, où les transports et l'énergie ont été dévastés par trente années de guerres. Les surfaces dédiées au pavot ont augmenté de 10% en 2016, selon les estimations de l'ONU publiées dimanche à Kaboul.

 

Cet étalement des cultures sur une surface totale désormais de 201 000 hectares, attribué à de « meilleures conditions climatiques » que l'an dernier où une baisse avait été enregistrée, laisse présager une hausse de la production d'opium de 43%, à 4 600 tonnes contre 3 300 en 2015, indique le rapport de l'agence des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Si le pavot demande beaucoup plus de travail que les céréales pour être cultivé, il pousse sur des terrains arides et résiste à la sécheresse.

 

Alors qu'elle y était presque inexistante, la culture du pavot s'est étendue dans les provinces du nord, notamment celle du Kunduz, occupée depuis peu par les talibans. Désormais, le « croissant d'or », où l'on récolte la pâte opiacée, couvre 21 des 34 provinces afghanes.

 

Pour la ministre chargée de la lutte anti-drogue, Salamat Azimi, « la cause principale de cette augmentation est l'insécurité aggravée et le manque de fonds dédiés » qui ont entravé les campagnes d'éradication. Le responsable de l'ONUDC à Kaboul Andrey Avetisyan a lui aussi regretté « la récente diminution du soutien international » dans la lutte anti-drogue.

 

Le controversé général Baz Mohammad Ahmadi, vice-ministre de l'Intérieur, chargé notamment de la lutte anti-drogue, a d'ailleurs rappelé que « la plupart des guerres en Afghanistan sont financées par la culture du pavot. Partout où vous voyez du pavot en Afghanistan, vous avez des combats » a-t-il insisté. Ce n'est donc pas dû au hasard si les ...

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