Trafic d'esclaves en Libye : que contient le plan humanitaire et sécuritaire de Macron ?

le , mis à jour à 19:31
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Trafic d'esclaves en Libye : que contient le plan humanitaire et sécuritaire de Macron ?
Trafic d'esclaves en Libye : que contient le plan humanitaire et sécuritaire de Macron ?

Le choc des images n'aura (peut-être) pas été vain. En marge du sommet Union européenne - Union africaine qui s'est tenu à Abidjan, en Côte d'Ivoire, Emmanuel Macron a annoncé une série de mesures mercredi soir qui doivent permettre de s'attaquer au trafic d'êtres humains en Libye.

Dix jours plus tôt, CNN révélait au monde abasourdi l'existence de ventes aux enchères d'hommes réduits aux rangs d'esclaves, dans une vidéo glaçante tournée près de Tripoli, la capitale libyenne.

Au sortir d'une réunion d'urgence qui a notamment réuni, à la demande de la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, le Tchad, le Niger, le Maroc, le Congo et la Libye, le chef de l'Etat a dessiné les piliers d'un plan d'action.

Une « task force » sur le terrain

Le premier d'entre eux concerne la sécurité et le renseignement. Il vise à « démanteler les réseaux » de passeurs et de trafiquants, « profondément liés », selon le président, aux échanges d'armes, de drogue et « aux mouvements terroristes qui opèrent dans toute la bande sahélo-sahelienne ». Une « task force opérationnelle » devrait ainsi associer « les services de police et d'intelligence » de « l'ensemble des gouvernements présents autour de la table ».

Selon nos informations, cette task force ne devrait pas être dotée d'un commandement. « Nous avons des échanges bilatéraux avec des pays africains pour contrôler les trafics, d'une manière structurée dans une task force », a précisé jeudi soir Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse à Accra (Ghana).

Pour l'heure, l'envoi de troupes françaises n'est pas à l'ordre du jour. « Il appartient aux Etats africains d'opérer sur leur sol et de mener des opérations de police qui relèvent de leur souveraineté mais nous devons intensifier la coopération technique et en matière de renseignement », a encore détaillé le chef d'Etat. Et c'est ...

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