Trafic, combats, élevages : la maltraitance animale en hausse

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Trafic, combats, élevages : la maltraitance animale en hausse
Trafic, combats, élevages : la maltraitance animale en hausse

La Cellule anti-trafic de la SPA (CAT), qui fête cette année ses 20 ans de combat, déplore que les animaux de compagnie soient de plus en plus maltraités et victimes de trafics en tous genres alimentant un commerce lucratif. «La situation des animaux de compagnie en France se détériore de plus en plus», déplore sa directrice Brigitte Piquetpellorce. «Les importations illégales en provenance de nombreux pays d'Europe mais aussi les combats de chiens et les élevages en batterie font que la lutte continue», dit-elle. Elle se félicite toutefois de la forte baisse des vols de chiens et chats pour l'expérimentation animale.

Ce service de la SPA, qui se veut unique en France, est composé de six salariés permanents, dont deux anciens gendarmes. La «Cellule» enquête principalement dans l'Hexagone, mais aussi à l'étranger, pour remonter certaines filières, surtout en Belgique et dans les pays d'Europe de l'Est, «véritables plaques tournantes des trafics animaliers.

Le troisième trafic illégal après la drogue et les armes

Chaque année, la CAT sauve plus de 500 bêtes et rappelle que le trafic d'animaux occupe le troisième rang mondial des négoces illégaux, après celui de la drogue et des armes. «Une économie souterraine qui ne cesse de se développer». Selon elle, un chihuahua acheté 250 euros en moyenne en Slovaquie est revendu entre 1000 et 3000 euros en animalerie. Elle estime par ailleurs à 700 000 le nombre de chiots vendus en France, chaque année, hors de tout circuit officiel (éleveurs, animaleries). Quant au commerce illégal des chatons, très minime par rapport à celui des chiots, il ne représente que 5% des enquêtes de la CAT mais est «très rentable» pour certaines races comme le persan, qui se vend plus de 1000 euros en France.

Au quotidien, les enquêteurs de la CAT, qui n'ont pas autorité pour agir seuls, travaillent en étroite collaboration avec les gendarmes, policiers, douaniers et procureurs pour...

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