Trafic aérien : le sommeil des Bruxellois troublé par les divisions

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Un avion sur le tarmac de l'aéroport de Bruxelles.
Un avion sur le tarmac de l'aéroport de Bruxelles.

Il fut un temps, pas si lointain, où le jardin de Patrick Delfosse était un petit paradis rappelant "La Maison près de la fontaine" du regretté Nino Ferrer : arbres, gazon où il faisait bon s'étendre, petits oiseaux qui pépiaient au lever du jour... Mais ça, c'est fini ! Depuis le 6 février, sa maison, dans la commune (l'équivalent de l'arrondissement) de Watermael-Boitsfort, est devenue "une piste de décollage", peste ce père de famille aux yeux cernés. Le responsable de ses insomnies s'appelle "plan de dispersion". Décidé en 2010 par tous les partis belges, sauf les Verts, il vient d'entrer en vigueur sans concertation avec les Bruxellois. Il concentre à lui tout seul tous les défauts de la politique et de l'organisation d'une Belgique divisée entre Flamands et Francophones."Je me suis réveillé un matin sans comprendre pourquoi ces avions passaient tout à coup à quelques centaines de mètres au-dessus de mon toit. Ça commence à 6 heures, un avion en pleine poussée des moteurs après l'autre. Ça recommence à ce rythme d'enfer le soir à partir de 18 heures et le dernier passe vers 23 h 30." Pour réduire le survol des campagnes flamandes et de la bordure est de Bruxelles, le plan de dispersion arrose maintenant le ciel de cette capitale d'un million d'habitants, quasiment enclavée en Flandre, mais peuplée à 90 % de Francophones. Les avions passent à quelques centaines de mètres au-dessus des artères chics, des quartiers modestes et des...

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