Trading haute fréquence: enquête US sur Deutsche Bank et UBS

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DEUTSCHE BANK ET UBS VISÉES PAR UNE ENQUÊTE SUR LE TRADING HAUTE FRÉQUENCE AUX ÉTATS-UNIS
DEUTSCHE BANK ET UBS VISÉES PAR UNE ENQUÊTE SUR LE TRADING HAUTE FRÉQUENCE AUX ÉTATS-UNIS

FRANCFORT/ZURICH (Reuters) - Deutsche Bank et la banque suisse UBS ont toutes deux annoncé être visées par une enquête des autorités de régulation américaines et par une action en nom collectif pour leurs pratiques dans le trading à haute fréquence.

UBS a précisé lors de la publication de ses résultats trimestriels qu'elle répondait à des demandes des autorités américaines sur le fonctionnement de sa plate-forme privée ("dark pool") qui permet d'échanger de gros blocs de titres de façon anonyme, souvent utilisée pour le trading haute fréquence.

De son côté, Deutsche Bank, qui publiait également ses résultats mardi, a dit avoir reçu des demandes d'informations de la part de certaines autorités de régulation américaines sur ses activité de trading à haute fréquence, sans plus de précision.

Les deux banques ont ajouté qu'elles coopéraient avec les autorités américaines et qu'elles faisaient également l'objet d'une action en nom collectif pour violation présumée de la législation américaine appliquée au trading à haute fréquence.

Les systèmes de négociation alternatifs (ATS) ont été critiqués, notamment parce que les transactions ne sont pas dévoilées avant qu'elles aient été réalisées afin de minimiser le risque d'un gros décalage de cours au détriment d'un investisseur.

Barclays fait l'objet de poursuites aux Etats-Unis où elle est accusée d'avoir trompé les investisseurs sur le fonctionnement de sa plate-forme alternative.

UBS, acteur de premier plan sur le terrain des "dark pools", a annoncé la semaine dernière qu'elle travaillait avec le régulateur américain pour prévenir les abus potentiels.

La plate-forme de Barclays, connue sous le nom de LX, est la deuxième plate-forme privée la plus active aux Etats-Unis, derrière celle d'UBS, selon les données des régulateurs.

UBS a précisé que les investigations étaient menées par plusieurs autorités, dont la Securities and Exchange Commission (SEC), le ministère américain de la Justice et l'organisme professionnel de régulation du secteur financier aux Etats-Unis (Finra).

"Ces demandes d'information incluent une enquête de la SEC qui a débuté en 2012 concernant les caractéristiques de l'ATS d'UBS, y compris certaines types d'ordres et pratiques d'information qui ont cessé il y a deux ans", a ajouté UBS.

Les plaignants accusent surtout les banques de favoriser les sociétés de trading à haute fréquence au dépend des autres participants du marché, a précisé UBS, tout en ajoutant que le litige en est encore à ses débuts.

Reuters a rapporté au début du mois que la SEC cherchait des informations concernant dix courtiers assermentés dans le cadre d'une enquête en cours sur les stratégies de trading à haute fréquence. Le gendarme de la Bourse avait également fait savoir début juin qu'il concevait un ensemble de règles pour promouvoir l'égalité de traitement des investisseurs et rendre les "dark pools" plus transparents et stables.

(Jonathan Gould à Francfort, Katharina Bart et Joshua Franklin à Zurich, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Joanny)

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