Tractations à la SNCM pour éviter une grève risquée

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NÉGOCIATIONS À LA SNCM POUR ÉVITER UNE GRÈVE
NÉGOCIATIONS À LA SNCM POUR ÉVITER UNE GRÈVE

MARSEILLE (Reuters) - Les négociations se poursuivent à la SNCM pour éviter une grève à partir du 1er janvier qui fragiliserait encore les finances de la compagnie maritime déjà en grande difficulté.

Tous les syndicats, sauf le Syndicat nationaliste des travailleurs corses (STC), se sont associés au préavis de grève reconductible pour demander le lancement d'un plan visant à assurer la survie de la compagnie qui compte 2.600 salariés.

"Sur les deux premiers jours du conflit, s'il se confirme, la perte financière pour la SNCM est estimée à près d'un million d'euros. Plus de 4.000 passagers sont concernés, tous ont été avertis", a dit à Reuters le directeur de la communication de la SNCM, Pierre Jaumain.

Le maintien à quai mercredi des navires de la Société nationale maritime Corse Méditerranée pourrait aggraver la situation financière de la compagnie qui assure la desserte entre la Corse et le continent.

La SNCM doit notamment faire face au remboursement de 440 millions d'euros d'aides publiques exigé par la Commission européenne après une plainte de son concurrent Corsica Ferries.

Ces aides reçues lors de la privatisation en 2006 et pour assurer les obligations de service public perturbent la concurrence, selon la Commission.

L'Etat a introduit des recours contre les décisions de la Commission, qui risquent de provoquer la faillite de la société détenue à 66% par Transdev, coentreprise de transports publics de Veolia Environnement et de la Caisse des dépôts, à 25% par l'Etat et à 9% par ses salariés.

Transdev a accepté d'injecter 13 millions d'euros dans les caisses de la compagnie afin d'éviter la cessation de paiement.

"On fait grève pour réclamer l'arrêt des manoeuvres destinées à mettre la SNCM en redressement judiciaire et pour le lancement du plan de relance acté et soutenu par les actionnaires", a dit le délégué CFE-CGC, Maurice Perrin.

La direction a signé en juillet un accord de compétitivité avec les syndicats et ses actionnaires, qui ont validé son projet industriel, avec la commande de quatre nouveaux bateaux et la suppression de 500 postes sans licenciement.

Jean-François Rosnoblet, édité par Sophie Louet

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  • jean.coq le lundi 30 déc 2013 à 15:07

    Et encore des incrits en puissance au pòle emploi.

  • jean.coq le lundi 30 déc 2013 à 15:05

    La seule et unique solution pour sauver l'entreprise est de travailler, travailler et encore travailler. Mais làs les syndicats ne le comprennent pas.