TQO : Collet fait le point

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Après avoir donné sa liste de 17 joueurs pour préparer le Tournoi de qualification olympique, Vincent Collet, le sélectionneur, a fait le point sur les joueurs présents ou absents.

Yakuba Ouattara, c’est une première pour lui. Qu’est-ce qui vous a incité à le sélectionner et est-ce que vous pensez qu’il est à même déjà d’intégrer la liste pour le TQO ? Il est là grâce à la qualité de ses prestations et sa progression étonnante. Il y a de la régularité dans son niveau de performance. Puis c’est quelque chose qu’on a fait d’injecter régulièrement du sang neuf. Il y a l’échéance immédiate, mais aussi l’avenir. Sur ce qu’il a montré, c’est un potentiel d’avenir pour l’équipe de France. L’énergie et l’enthousiasme qu’il affiche nous feront du bien dans cette période de préparation voire plus, il n’y a pas de limite affichée. On verra sur cette préparation, mais il sera sur la même ligne que les autres. Florent Pietrus n’a pas joué depuis début avril (avec Nancy, ndlr), est-ce que vous avez des nouvelles quant à son état physique ? Disons, qu’il y avait une forme de précaution aussi lorsque Nancy a assuré son maintien. Maintenant, il va falloir qu’il se réathlétise. Cette période-là est importante, sachant qu’en plus, notre préparation sera courte donc connaissant Flo (Pietrus, ndlr), connaissant la volonté qu’il a de participer à cette compétition, je ne doute pas de son investissement pour le faire et tout ça va plutôt dans le sens d’un joueur qui va vouloir récupérer quand on va attaquer dans trois semaines.

« L'intérêt général prime »

Par rapport à la sélection d’Adrien Moerman, qu’avez-vous pensé de sa saison ? Petit rappel, il était dans la sélection l’an passé avant de se blesser en finale contre Strasbourg. C’est ce qui l’avait obligé à décliner cette sélection. L’an passé déjà, je considérais qu’il avait franchi un cap. C’est d’autant plus visible cette année. Il a fait le choix d’aller à l’étranger. Le championnat turc est aujourd’hui est un championnat référencé, il a été parmi les meilleurs joueurs de ce championnat, et en Eurocoupe, il a également fait une très belle saison. On compte effectivement sur cette progression, notamment pour compenser certaines absences. Au même titre que d’autres, il peut représenter l’avenir de cette sélection.   Fabien Causeur était blessé et il a peu joué au Final Four, il y a des inquiétudes ? Il y en a. Une compétition avec ce niveau d’intensité, c’est difficile de pouvoir la jouer de but en blanc. Donc on espère que ces quelques semaines supplémentaires et les soins vont lui permettre de revenir mais on n’a pas de certitudes. C’est aussi pour ça que la liste comporte 17 noms, c’est aussi une façon de se protéger par rapport aux coups durs. Celui-là pourrait en être un mais il peut y en avoir d’autres. Il faut savoir que les joueurs espagnols sont susceptibles de jouer jusqu’au 25 juin. On doit faire avec tous ces éléments-là. On doit gérer tout ça, sans garanties donc c’est aussi pour ça que la liste comporte 17 noms. Concernant Alexia Ajinça, qu’est-ce qui a guidé sa sélection sachant qu’il y a eu des problèmes avec lui l’an dernier. Il y a plusieurs éléments qui nous guident. Dans les premiers d’entre eux, c’est la compétitivité de cette sélection. Je trouve qu’on néglige souvent le passage obligé du TQO. Pour moi, il est clair que ça va être un moment très difficile où l’on va devoir ferrailler pour se qualifier. On a besoin d’avoir une équipe compétitive. Dans les critères de sélection, il est clair que nous n’avons pas pléthore de pivots de grande taille. L’absence de Rudy Gobert et celle de Ian Mahinmi, très clairement, nous dirigeait automatiquement vers Alexis Ajinça. On a pu être satisfait de voir que très vite lui aussi a voulu faire son retour dans cette équipe de France. A partir de là, je crois que l’intérêt général prime.

« Le TQO va nous donner des enseignements »

Avez-vous considéré Axel Toupane, un de vos anciens joueurs, pour la sélection ?  On a considéré tout le monde. Mais on a fait le choix de Yakuba Ouattara plutôt qu’Axel Toupane. J’ai bien vu qu’Axel (Toupane, ndlr) avait bien fini la saison en NBA. C’est plus difficile d’évaluer les performances d’un joueur en D-League qu’un joueur qui joue en Euroligue, voire en championnat de France. Je pense qu’il a progressé, qu’il a pris de l’assurance. C’est un joueur qu’on va suivre pour les années à suivre. Mais, j’ai considéré que ceux qu’on a sélectionnés étaient au-dessus. S’il y a qualification pour Rio, est-ce que ça va vous amener à changer votre sélection au vu de certains joueurs absents ? Déjà, on va essayer de se qualifier pour Rio. Après, on envisagera ce qu’il va se passer parce que la question ne se pose pas uniquement par rapport aux joueurs absents. Elle se pose déjà par rapport aux joueurs présents. Pour l’instant, on doit se concentrer sur le tournoi préolympique. Il ne faut pas sous-estimer cette compétition. Pas seulement son résultat, on veut se qualifier mais il y a aussi comment on le fera. On doit le réussir pleinement, il n’aura pas la même valeur si on se qualifie de justesse en étant pas très bon, avec des joueurs qui ne seraient pas très performants. Donc, je crois qu’on ne peut pas se positionner par rapport à ça. Le tournoi préolympique va nous donner des enseignements qu’on va prendre en compte au-delà des joueurs absents.
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