Toyota rappelle 6,39 millions de voitures dans le monde

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TOKYO/PARIS (Reuters) - Toyota a annoncé mercredi le rappel de 6,39 millions de voitures dans le monde, dont 110.000 en France, pour remédier à des défauts sur les airbags, les sièges et la colonne de direction.

Il s'agit du deuxième plus important rappel en une fois effectué par le numéro un mondial de l'automobile après celui de 7,43 millions de véhicules en octobre 2012 pour un problème mineur.

Le groupe japonais a dit ne pas être informé d'accidents ou de blessures causés par les défauts qui concernent 27 de ses modèles parmi lesquels la sub-compacte Yaris et le crossover RAV4, en plus de deux modèles - la Pontiac Viab et la Subaru Trezia - qu'il assemble pour General Motors et Fuji Heavy Industries.

"Nous présentons nos sincères excuses à nos clients pour le désagrément causé par ce rappel", a déclaré le groupe dans un communiqué publié à Tokyo.

Il n'a pas donné d'estimation chiffrée pour le coût de l'opération ni précisé si les défauts provenaient de ses fournisseurs ou de son propre processus de fabrication.

Quelque 3,5 millions de véhicules produits entre avril 2004 et décembre 2010, dont la moitié aux Etats-Unis, sont rappelés pour le remplacement d'un câble d'airbag susceptible d'être endommagé par l'action du volant.

Toyota va par ailleurs vérifier les glissières de sièges avant de 2,32 millions de modèles 3-portes assemblés entre janvier 2005 et août 2010, certaines d'entre elles pouvant provoquer un avancement brutal du siège en cas d'accident. Les autres rappels sont motivés par des défauts de colonne de direction, de moteurs d'essuie-glaces ou de starters.

RAPPELS PLUS FRÉQUENTS

En France, le rappel concerne 9.909 RAV4, Land Cruiser et Hilux pour le remplacement de câble d'airbag, 6.073 Yaris et Urban Cruiser pour la vérification des glissières de sièges avant et 93.742 voitures pour le problème de colonne de direction. Les propriétaires seront avertis par lettre recommandée.

Les rappels à grande échelle sont devenus plus fréquents ces dernières années, les constructeurs cherchant à corriger au plus vite d'éventuels défauts depuis que Toyota s'est retrouvé, au tournant de la décennie, à devoir rappeler en plusieurs fois plus de neuf millions de véhicules au total pour un problème d'accélérateur qui a été lié à des accidents mortels.

Cette affaire, qui avait valu au président de Toyota, Akio Toyoda, d'être entendu par le Congrès américain, a lourdement pesé sur les ventes et l'image du constructeur japonais. Le groupe a conclu le mois dernier avec le département américain de la Justice un accord amiable de 1,2 milliard de dollars, un record pour ce type d'affaire, et il reste visé par des centaines de plaintes de particuliers.

A la Bourse de Tokyo, l'action Toyota a clôturé en baisse de 3,08% à 5.450 yens mercredi, dans un marché en repli de 2,10%, l'annonce du rappel étant tombée peu avant la clôture.

En octobre 2012, le constructeur avait rappelé 7,43 millions de voitures, parmi lesquelles des Yaris et des Corolla, pour réparer des boutons de vitres défectueux.

Aux Etats-Unis, General Motors a dû rappeler cette année 1,6 million de véhicules pour un défaut de système d'allumage mis en cause dans une douzaine de décès et qui pourrait, là aussi, avoir d'importantes suites judiciaires.

Chrysler (groupe Fiat), de son côté, a rappelé la semaine dernière près de 870.000 SUV en raison d'un problème du système de freinage.

(Chang-Ran Kim à Tokyo avec Andreas Cremer à Berlin et Jean-Michel Belot à Paris, Véronique Tison pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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