Toxicomanie : la première salle d'injection ouvre à Paris

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Une seringue.
Une seringue.

Projet controversé, une salle de consommation à moindre risque, qualifiée de « salle de shoot » par ses opposants, ouvre ses portes mardi 11 octobre. La France a mis des années à accepter ces structures d’aide aux toxicomanes les plus précaires.

La mesure était réclamée depuis des années par les associations d’aide aux toxicomanes les plus précaires, qui s’injectent leur dose à la va-vite dans les toilettes publiques, les parkings, les halls d’immeubles ou directement sur les trottoirs de certains quartiers, comme celui de la gare du Nord à Paris.

Alors que le pays n’en a longtemps pas voulu, une salle de consommation à moindre risque, qualifiée de « salle de shoot » par ses opposants, va ouvrir pour la première fois ses portes en France, mardi 11 octobre.

Située au 4 rue Ambroise-Paré (10e arrondissement), dans un bâtiment de l’hôpital Lariboisière avec une entrée discrète et autonome, elle se trouve au cœur de la plus importante zone de consommation de drogue de la capitale. C’est dans ce quartier que l’on trouve le plus de seringues abandonnées dans la rue ou dans les Sanisettes. Une autre salle devrait être inaugurée à Strasbourg d’ici un mois.

« L’aboutissement d’un long combat » Ces tentatives, prévues à titre expérimental pour une durée de six ans par la loi santé votée en décembre 2015, marquent une étape majeure dans la politique française dite de réduction des risques. Une politique au ralenti – voire à l’arrêt – depuis la fin des années 1990 et le pic de l’épidémie de sida.

Ces salles d’injection s’inscrivent dans la lignée de la vente libre des seringues en pharmacie en 1987 décidée par la ministre de la santé – et médecin – Michèle Barzach ou de la mise en place des traitements de substitution dans...

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