Toutes les options sont envisagées après l'accident de l'A320

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TOUTES LES OPTIONS ENVISAGÉES APRÈS L'ACCIDENT DE L'A320
TOUTES LES OPTIONS ENVISAGÉES APRÈS L'ACCIDENT DE L'A320

PARIS (Reuters) - Toutes les options doivent être considérées pour l'Airbus A320 de Germanwings qui s'est écrasé dans les Alpes françaises mardi avec 150 personnes à bord mais un acte terroriste n'est pas à ce stade l'hypothèse privilégiée, a déclaré mercredi le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve.

Il a indiqué sur RTL qu'une des deux boîtes noires de l'appareil retrouvée mardi, celles des enregistrements des conversations des pilotes, était endommagée mais devrait pouvoir être exploitée.

Interrogé sur la possibilité d'un acte terroriste, le ministre a dit que "toutes les hypothèses doivent être regardées de près aussi longtemps que l'enquête n'a pas donné ses résultats (...) mais "ce n'est pas l'hypothèse privilégiée parce qu'il y a une concentration des débris de l'avion dans un espace de près d'un hectare et demi, cela montre que l'avion n'a vraisemblablement pas explosé."

A propos de la boîte noire retrouvée, qui a été remise au Bureau d'enquêtes et analyses, Bernard Cazeneuve a dit qu'elle était endommagée. "Mais il est possible de reconstituer les éléments de cette boîte noire pour pouvoir l'exploiter dans les heures qui viennent", a-t-il déclaré.

L'avion, qui effectuait la liaison entre Barcelone et Düsseldorf, s'est désagrégé dans les montagnes près de Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence), à environ 2.000 mètres d'altitude, dans une zone en pente abrupte et difficile d'accès, où les hélicoptères ne peuvent se poser.

Les victimes sont espagnoles, allemandes et turques. Le patron de Germanwings, Thomas Winkelmann, a déclaré qu'il y avait 67 Allemands à bord, dont deux bébés. Selon des officiels de la ville allemande de Halte, une classe de 16 élèves et leurs deux enseignants faisaient partie des passagers.

Les secours ont installé leur camp à Seyne-les-Alpes, dans la vallée, où seront transférés les corps une fois qu'ils auront pu être retirés des décombres. Dix hélicoptères de la gendarmerie, de l'armée de l'air et de la protection civile, un avion, ainsi que 600 hommes environ, tous corps confondus, travaillent sur place.

(Yann Le Guernigou, édité par Gilles Trequesser)

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