«Tout le système policier mexicain fonctionne mal»

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Un entretien avec Ana Laura Magaloni, juriste mexicaine au Centre de recherche et d'enseignement économique (CIDE).

LE FIGARO. - Comment voyez-vous le fonctionnement de la justice mexicaine?

Ana Laura MAGALONI. - J'ai analysé de nombreux procès qui se sont déroulés au Mexique. Dans nombre d'entre eux, j'ai relevé beaucoup d'irrégularités, qui proviennent la plupart du temps du ministère public et de la police.

Quels types d'irrégularités sont le plus courants?

Les plus importantes que j'ai relevées viennent des témoignages. Au Mexique, vous pouvez condamner quelqu'un sur la seule foi de témoignages, sans qu'il existe une quelconque preuve. Il n'y a pas de procédure fiable d'identification des témoins. N'importe qui peut témoigner sans qu'on sache vraiment qui il est. Dans la plupart des pays, l'identification des témoins est beaucoup plus rigoureuse.

La condamnation de Florence Cassez repose sur ce type de témoignages?

Cette procédure est typique de la capacité de la police et du ministère public à fabriquer des témoignages. La plupart n'étaient pas des témoignages spontanü/p>...

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