"Tout le monde est hollandais, par dépit ou par conviction"

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François Hollande, Stéphane Le Foll et Manuel Valls, le 22 août 2016, après un conseil des ministres. 
François Hollande, Stéphane Le Foll et Manuel Valls, le 22 août 2016, après un conseil des ministres. 

Il est un peu paradoxal de surfer sur le site de campagne de François Hollande ? officiellement : sur le site de soutien à l'action du président de la République ?, au lendemain de l'annonce d'une nouvelle hausse du chômage. Cinquante mille chômeurs de plus en catégorie A en août, à sept mois de la présidentielle, alors que le président de la République a lié son avenir a l'inversion de la courbe? L'information sonne, a priori, comme un sacré coup d'arrêt. Depuis 2012, François Hollande martèle partout qu'il ne sera candidat à un second mandat qu'en cas de succès sur le terrain de l'emploi.

Tout commence le 25 avril 2012, entre les deux tours de la présidentielle. « J'inverserai la courbe du chômage. J'accepterai d'être jugé sur cette promesse », affirme François Hollande, alors largement favori. Puis après son élection, le 9 septembre 2012, il précise que la courbe sera inversée « d'ici un an »... Le 14 avril 2014, le chef de l'État franchit un nouveau cap. « Si le chômage ne baisse pas d'ici à 2017, je n'ai aucune raison d'être candidat, ou aucune chance d'être réélu. »

Fin juillet 2015, il renchérit devant la presse. « S'il n'y a pas de résultat, il ne peut pas y avoir de crédibilité sur une candidature. C'est dans l'année 2016 que cette baisse crédible doit apparaître. » Le 19 février 2016, François Hollande répète sur France Inter : « Je me suis engagé personnellement....

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