"Tous les étés je partais aux États-Unis pour voir des concerts"

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"Tous les étés je partais aux États-Unis pour voir des concerts"
"Tous les étés je partais aux États-Unis pour voir des concerts"

L'Ange Vert. Parfois on nous attribue des surnoms que l'on n'aime pas. Puis il nous colle tellement à la peau qu'on finit par l'accepter. Après une brillante carrière, Dominique Rocheteau est revenu à Saint-Étienne. Membre du staff dirigeant des Verts, il nous reçoit.

On vous surnommait l'Ange Vert. Vous n'aimiez pas trop. Pourquoi ?

Je n'aimais pas trop parce à l'époque, j'avais 20 ans. Jean-Pierre Frimbois, le rédacteur en chef de Onze, m'avait surnommé l'Ange Vert, et puis c'est resté. J'étais un peu rebelle. Ange, je n'aimais pas !

Vous ne vous reconnaissiez pas dans cette appellation ?

J'avais un côté rebelle, un peu anarchiste, je vivais tranquille, en solitaire dans mon chalet. J'étais assez engagé politiquement, donc "Ange" ça ne me plaisait pas du tout, mais c'est resté. Et même l'image d'ange sur les terrains ce n'était pas évident. Lorsqu'on allait à certains endroits, quand on tombait sur certains joueurs assez expérimentés… j'ai réussi à me faire respecter au fur et à mesure. Mais aujourd'hui je prends ce surnom du bon côté, c'est une reconnaissance.

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Dans une interview accordé à Football en 1976, vous disiez, "jamais le joueur Rocheteau ne devra empiéter sur l'homme".

Entre ce que je disais à 20 ans et ce que je pense maintenant… Je voulais dire qu'il y avait d'un côté le footballeur, ma passion. J'aimais m'entraîner, j'aimais être avec l'équipe, être avec les autres joueurs. À côté de ça, j'avais une vie, avec d'autres amis que j'avais gardés, d'enfance ou de lycée. Je suis fidèle en amitié. J'avais deux vies différentes. Peut-être façon docteur Jekyll et mister Hyde enfin pas vraiment. J'aimais la musique, les concerts. Dès que j'avais un peu de vacances je partais aux États-Unis. Pour moi le football, c'était loin. Il y avait une vraie barrière.

« Mes parents étaient des paysans de la mer. Mon père était ostréiculteur. On partait en bateau, je vivais près de la mer, de l'océan. Je suis allé au lycée à Royan. C'était une enfance heureuse. »

Vous avez beaucoup changé ?

J'ai toujours des passions. Quand j'étais footballeur je disais, moi ce que j'aime…












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