"Tous les Colombiens se souviennent du 5-0 contre l'Argentine"

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"Tous les Colombiens se souviennent du 5-0 contre l'Argentine"
"Tous les Colombiens se souviennent du 5-0 contre l'Argentine"

Le réalisateur colombien Ciro Guerra est l'un des réalisateurs les plus prometteurs de son pays. Dans son dernier film, L'étreinte du serpent, plébiscité à Cannes lors de la quinzaine des réalisateurs, l'homme a fait de l'Amazonie son personnage principal. Une déclaration d'amour à la nature, qui ne l'empêche pas d'aimer aussi le football.

Tu regardes beaucoup de foot ? Il y a tellement de foot aujourd'hui à la télé que je ne sais plus où donner de la tête. J'aime le foot et j'essaye de regarder les matchs des principaux championnats étrangers. Mais je suis surtout les matchs de la Colombie, et des grandes compétitions internationales. Si tu veux voir du foot toute la journée à la télé, c'est formidable, même si c'est un peu chronophage.

Donc tu crois qu'il y a une overdose de football ? Sans doute oui, mais c'est un problème de la société et des médias qui en diffusent presque trop, ce n'est pas la faute du foot en tant que tel. Le football a un côté très noble, c'est une célébration du travail d'équipe qui me plaît énormément. Je crois beaucoup en l'idée des Grecs qui dit que l'art, le sport, la religion et la partie spirituelle des êtres humains sont des compléments fondamentaux. Le problème, c'est quand le football est récupéré à des fins nationalistes comme ce fut le cas de la Coupe du monde 1978 en Argentine, ou quand il sert de distraction à des choses plus importantes. Le football a un côté très noble, c'est une célébration du travail d'équipe qui me plaît énormément.Ciro Guerra En Colombie, on a une anecdote horrible à ce sujet. Quand il y a eu la pire attaque terroriste de l'histoire du pays, la prise du palais de justice par les guérilleros du M-19 en 1985, la ministre de la Communication de l'époque a ordonné de ne pas diffuser les événements en direct et a demandé la retransmission d'un match de football à la place ! Tout le monde était devant sa télé pour suivre la prise d'otages du palais de justice et ils ont diffusé un match !

Quand un match a interrompu la prise du palais de justice de Bogotá
En Colombie, le football était aussi un des rares moments de répit des gens pendant le conflit armé ? Oui, c'était un moment de respiration, de soulagement. C'était un moment très sombre pour le pays, et on avait une sélection très heureuse, souriante dans l'attitude comme…





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