Tous espionnés, tous espions: en Russie, la vie privée au défi de deux innovations

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Tous espionnés, tous espions: en Russie, la vie privée au défi de deux innovations
Tous espionnés, tous espions: en Russie, la vie privée au défi de deux innovations

Des entreprises capables d'intercepter les conversations sur portable de leurs employés? Un smartphone qui met un nom sur tout visage en une fraction de seconde? En Russie, ces deux innovations ne relèvent plus de la science-fiction, repoussant encore la frontière de la vie privée.Dans son bureau avec vue panoramique sur les bois de l'ouest de Moscou, Natalia Kasperskaïa ne cache pas sa surprise face à la tempête qui s'est abattue sur son entreprise de sécurité informatique.A l'origine de la polémique: un article du quotidien Kommersant qui révèle que cette société spécialisée dans la protection des données des entreprises, Infowatch, a développé un système qui intercepte les conversations des téléphones portables, les analyse et identifie les passages des conversations jugés suspects.L'objectif est de fournir aux grandes entreprises un outil pour se protéger des fuites, à l'heure où le secret des affaires constitue un enjeu considérable, face aux concurrents, escrocs, lanceurs d'alertes..."Nous ne nous attendions pas à cela: pour nous, ce n'était qu'un canal de communication de plus", indique Mme Kasperskaïa, cofondatrice en 1997 d'un des poids lourds mondiaux de la sécurité informatique, Kaspersky Lab.Infowatch propose en effet déjà à ses clients des systèmes d'analyse des courriers électroniques, des clés USB, des imprimantes de leurs employés... Mais pas la voix, un service demandé par certaines entreprises sensibles dans la banque, le pétrole ou les grandes entreprises publiques.L'idée de franchir cette barrière a suscité de vives réactions dans un pays où les micros du KGB ont infiltré la vie des Soviétiques et marqué profondément la culture populaire de l'URSS, riche en histoires d'espionnage.Encore aujourd'hui, la pratique reste répandue, souligne un récent rapport de l'ONG Agora. Quelque neuf millions de Russes, notamment opposants et activistes, ont ainsi été placés sous surveillance ...

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  • frk987 il y a 6 mois

    En Russie ou en France c'est pareil depuis que le mitteux passait ses journées en écoutes téléphoniques.