Tourner la page d'un crime via le dialogue

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Une association de justice réparatrice lancée la semaine dernière vise à faire communiquer condamnés et victimes. Un concept encore méconnu en France, destiné à aider les victimes ou leurs proches, et à diminuer le taux de récidive.

Destinée à trancher, la justice doit-elle aussi réparer ? A en croire les tenants de la justice dite «réparatrice», elle est dans son rôle. Si le concept émerge en France, il essaime depuis longtemps dans d'autres pays. En substance, il vise à favoriser les échanges entre victimes et auteurs de crimes ou de délits, qu'ils se connaissent ou non.

Et ce, avec un double objectif : tout d'abord, permettre aux victimes de trouver des réponses à des questions toujours en suspens. «Après un procès, les parties civiles ont souvent des réponses au «comment» mais pas au «pourquoi» tel acte a été commis», explique Stéphane Jacquot, élu local (UMP) de Châtillon, dans les Hauts-de-Seine, et fondateur depuis une semaine de l'Association nationale de la justice réparatrice (ANJR). S'il se refuse à évoquer le terme de «pardon , il concède un espoir de «réparation morale» pour ces victimes. Il dit lui-même s'être inspiré de sa propre expérience : après l'assas

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