Tourisme : Airbnb dans l'½il de la justice

le , mis à jour à 07:43
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Tourisme : Airbnb dans l'œil de la justice
Tourisme : Airbnb dans l'œil de la justice

AirBnb, victime de son succès ou de ses excès? En tout cas, la résistance s’organise contre la plateforme de location d’appartements entre particuliers. Après Berlin qui a interdit son utilisation et San Francisco qui vient de durcir sa réglementation, c’est au tour des hôteliers et des agents immobiliers français de porter le fer. On l’a appris hier seulement, mais le 13 novembre 2015, une soixantaine d’organisations et d’associations professionnelles, dont AhTop (Association des acteurs de l’hébergement et du tourisme professionnel), créée en 2015 et représentant 30 000 adhérents du secteur du tourisme, ont déposé une plainte contre X auprès du pôle financier du parquet de Paris pour non respect des réglementations. Dans leur viseur, les 127 plates-formes identifiées de mise en relation entre logeurs et voyageurs, mais aussi certains propriétaires qui utilisent les sites internet de façon industrielle. Le numéro un de ce secteur est évidemment Airbnb, qui détient 90 % du marché français, où il compte 140 000 logeurs en 2015. A Paris, un certain Fabien louerait ainsi... 140 logements situés rive gauche grâce à Airbnb. Un cafetier de l’Ile Saint-Louis (Paris IVe) aurait racheté tout son immeuble pour se lancer dans ce nouveau business. Selon les plaignants, sur AirBnb, 23 % des logeurs proposent au moins deux logements.

 

La plainte a paru suffisamment sérieuse pour que le parquet ouvre une enquête, en partie confiée au Service national des enquêtes, spécialisé dans la délinquance astucieuse. Qu’est-il reproché à Airbnb et autres Abritel, Homeway, Leboncoin ? « Six des motifs sont passibles de prison », concède seulement Me Guillaume Navarro, avocat au cabinet parisien Gide, défenseur des hôteliers. Selon nos informations, les sites visés ne seraient pas accrédités pour encaisser de l’argent. Délit passible de trois ans de prison. Autre délit, ces applications exerceraient illégalement la ...

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