Tour de France: Wiggins apprécie le confort du maillot jaune

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WIGGINS CONFORTABLEMENT EN TÊTE DU TOUR
WIGGINS CONFORTABLEMENT EN TÊTE DU TOUR

par Gregory Blachier

QUINCIE-EN-BEAUJOLAIS, Rhône (Reuters) - Bradley Wiggins se sait dans une position très favorable dans le Tour de France mais oscille entre optimisme de rigueur et prudence nécessaire avant d'aborder les grandes étapes de montagne.

Leader du classement général avec une minute et 53 secondes d'avance sur le vainqueur 2011 Cadel Evans, deuxième, le Britannique a frappé un grand coup en repoussant très loin son principal rival dans le contre-la-montre, lundi.

S'il n'enterre pour autant pas l'Australien, le chef de file de l'impressionnant Team Sky aborde la deuxième moitié de la Grande Boucle en confiance mais en position de défenseur.

"Je ne vois pas pourquoi tout devrait s'effondrer maintenant", a-t-il dit mardi lors d'une conférence de presse à l'hôtel de sa formation, à Quincié-en-Beaujolais.

"Il s'agit d'être bien pendant 21 jours. Jusqu'à présent, c'est le scénario rêvé, tout marche."

Un an après avoir quitté le Tour sur une chute, Wiggins se juge plus solide parce qu'il a désormais l'expérience de ces épreuves au long cours dans lesquelles il ne s'agit pas tant de surclasser son adversaire que de l'étouffer sur la durée.

Evans avait excellé l'année dernière dans cet exercice, assurant sa domination dans les chronos et ne laissant jamais ses rivaux, notamment Andy Schleck, le lâcher dans les montagnes où le Luxembourgeois est plus à son aise.

"Chaque année est meilleure, c'est simplement l'expérience", a souligné Wiggins à l'occasion de ce jour de repos, le premier dans le Tour 2012.

Quatrième du Tour en 2009, il sait que rien n'est acquis et que chaque jour, chaque étape peut déclencher une remise en cause de son statut.

"A la minute où l'étape commence, on oublie tout le reste."

A l'écouter, il va donc faire abstraction de son classement idéal et des louanges qui accompagnent cette équipe dont chaque adversaire espère enrayer la mécanique.

"Je ne m'attends pas à ce que quiconque dise 'Ok, Sky a déjà

gagné'. On s'attend à ce que les deux prochaines semaines soient un combat", a-t-il dit, se méfiant encore d'Evans.

"Pas une minute je sous-estimerai Cadel. J'ai un immense respect pour lui. Et Cadel a plus d'expérience que moi."

Certes, mais il a surtout près de deux minutes de retard qui, pour un coureur n'ayant pas l'habitude d'attaquer, ressemblent déjà à un gouffre. Et pour Wiggins, à un boulevard.

Gregory Blachier, édité par Hélène Duvigneau

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