Tour de France: une troisième semaine pour rien ?

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par Gilles Le Roch

ORANGE, Vaucluse (Reuters) - Le Tour de France a connu sa deuxième journée de repos, lundi, à Orange, encore sous le choc de la démonstration de supériorité de Christopher Froome dans le Mont Ventoux et avec le sentiment diffus que tout est joué avant la dernière semaine et les Alpes.

Les adversaires du Britannique ont semblé se faire à l'idée qu'il avait pris une belle option sur le classement général tant par l'écart supérieur à quatre minutes avec ses deux plus proches rivaux, Bauke Mollema et Alberto Contador, que par la manière dont il les a distancés lors des deux premières arrivées au sommet, à Ax-3 Domaines et au Mont Ventoux.

"Je vais m'évertuer à rester dans la roue de Froome", a lâché Alberto Contador dans une phrase qui semblait révéler que l'ancien vainqueur du Tour se résignait à courir pour la deuxième place dont il n'est séparé que par 11 secondes.

Pourtant, le terrain de course à venir a été conçu pour favoriser les grandes man?uvres.

Mercredi, le contre-la-montre de 32 km entre Embrun et Chorges dans les Hautes-Alpes s'annonce difficile avec ses deux ascensions de deuxième catégorie.

Jeudi viendra la double escalade de L'Alpe d'Huez. Vendredi verra une autre étape reine jalonnée de cinq cols, deux hors catégorie, Glandon et Madeleine, celui du Tamié, deuxième catégorie, et ceux de L'Epine et de la Croix-Fry, tous deux de première catégorie, avant l'arrivée au Grand-Bornand.

MOT D'ORDRE REPOS

La 20e étape samedi ne sera longue que de 125 km mais les coureurs n'auront quasiment pas de repos avant l'arrivée au sommet du Semnoz à 1.655 m au-dessus d'Annecy.

Dimanche sera le jour de la dernière parade et du verdict sur les Champs-Elysées.

Dans l'attente de ces épreuves, la plupart des 181 coureurs encore en course ont consacré la journée à faire la grasse matinée, mais pas trop, à une sortie d'entraînement, nécessaire mais pas trop longue, à deux repas, mais sans manger beaucoup, et à une sieste, aussi longue que possible.

Pour les équipes françaises, il est devenu rituel que les familles des coureurs se réunissent, mais à l'amorce d'une troisième semaine quand les organismes sont déjà usés par la course et la chaleur, le repos était le maître mot.

Pour les meilleurs, il a été troublé par les conférences de presse obligatoires, et là aussi l'équipe Sky de Christopher Froome a eu la vedette.

Agacé par les soupçons, son manager, Dave Brailsford, a proposé de coopérer totalement avec l'Agence mondiale anti-dopage (Ama) et de répondre à toutes les questions de la presse pour démontrer que son équipe et son champion étaient "propres".

Rendez-vous a été pris avec les journalistes à Gap où s'achèvera mardi la 16e étape.

Edité par Jean-Paul Couret

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