Tour de France: une centième édition fastueuse

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UNE GRANDE BOUCLE 2013 FASTUEUSE
UNE GRANDE BOUCLE 2013 FASTUEUSE

par Gilles Le Roc'h

PARIS (Reuters) - Entre un départ en Corse, une première, et une arrivée sur les Champs-Elysées en nocturne, autre nouveauté, la 100e édition du Tour de France s'annonce fastueuse.

Christian Prudhomme, directeur de la course, s'est employé mercredi à donner toute son importance à la cérémonie de présentation de la Grande Boucle dont le tracé s'annonce à la fois spectaculaire et musclé.

Mais si les sites choisis serviront la renommée de la France, il a été impossible lors de la présentation de rayer d'un trait les ravages de l'affaire Armstrong.

Il y avait beaucoup de solennité dans les mots employés par le patron du Tour pour dire son enthousiasme d'organiser le Grand Départ en Corse, seul département de France métropolitaine que la course n'avait jamais visité, de passer par dix sites classés au patrimoine mondial de l'Unesco, de composer un parcours qui confirme son envie de prolonger jusqu'au dernier moment le suspense.

Les événements sportifs riches de 100 éditions sont rares, et c'est avec un certain faste que le Tour de France fêtera donc cet honneur au cours des trois semaines qui le verront confiné dans ses frontières, en visitant de grandes villes.

Parmi elles, Nice pour un contre-la-montre par équipes le long de la Méditerranée, Marseille, qui sera la capitale européenne de la culture en 2013, Lyon et enfin Paris qui permettra aux coureurs de tourner autour de l'Arc de Triomphe après un départ dans les allées du château de Versailles et une arrivée finale programmée à la tombée de la nuit.

IMAGE ÉCORNÉE MAIS ÉPREUVE SOLIDE

Il faut ajouter une arrivée d'étape bretonne dans la cité corsaire de Saint-Malo, un contre-la-montre individuel au pied du Mont-Saint-Michel, une arrivée au sommet du Mont-Ventoux le 14 juillet, un autre contre-la-montre individuel casse-pattes sur les rives du Lac de Serre-Ponçon, la double ascension de l'Alpe d'Huez puis le dernier rendez-vous alpestre avec une arrivée en altitude au Semnoz, à la veille de l'ultime étape.

Christian Prudhomme imagine que le premier maillot jaune, à Bastia, pourrait être un sprinteur, ce qui n'est pas arrivé depuis 1966. Il précise que les étapes contre la montre seront moins déterminantes qu'en 2011.

Toutefois, s'il a pris soin de ne pas s'attarder sur le cas Lance Armstrong, il sait que l'image de l'épreuve qu'il dirige est écornée et combien l'ère moderne du Tour est salie.

Mais il sait aussi sans doute que son épreuve est solide, que l'affection que lui témoigne le public chaque année en dépit de tout, et l'apparition d'une culture nouvelle véhiculée par les coureurs de la nouvelle génération lui donnent encore un avenir.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin et Gilles Trequesser

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