Tour de France: un jour de gloire à l'arrivée ?

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LA 13E ÉTAPE DU TOUR DE FRANCE
LA 13E ÉTAPE DU TOUR DE FRANCE

par Gregory Blachier

SAINT-PAUL-TROIS-CHÂTEAUX, Drôme (Reuters) - Les coureurs français ont déjà brillé cette semaine dans le Tour de France mais l'étape de samedi, entre Saint-Paul-Trois-Châteaux et Le Cap d'Agde, leur offre une occasion un peu plus belle encore de faire flotter leur drapeau sur la course.

L'histoire de la Grande Boucle est riche de succès français un 14 juillet. Depuis 1947, ils sont 15 à avoir célébré la Fête nationale les bras levés.

La dernière de ces victoires symboliques est revenue en 2005, à Digne-les-Bains, à David Moncoutié, qui n'aura pas la chance de rééditer l'exploit puisqu'il a quitté le Tour sur une chute vendredi.

Auparavant, beaucoup d'autres avaient marqué cette journée de leur empreinte.

Le plus révolutionnaire fut sans doute Bernard Thévenet qui avait triomphé en 1975 à Pra-Loup et ainsi ravi le maillot jaune d'Eddy Merckx, avant de remporter le premier de ses deux Tours.

Thévenet avait déjà gagné le 14 juillet, en 1970.

Seul Laurent Jalabert peut se prévaloir d'un doublé en ce jour qui compte un peu plus que les autres pour le public: le double vainqueur du classement par points et du classement de la montagne s'est imposé en 1995 à Mende et en 2001 à Colmar.

A voir l'attitude des coureurs français depuis le début de la semaine, il y a fort à parier que plusieurs tenteront leur chance samedi.

Après une terne première semaine, les "bleus" du peloton ont signé trois coups d'éclat: Thibaut Pinot dimanche à Porrentruy, Thomas Voeckler mercredi à Bellegarde-sur-Valserine et Pierre Rolland le lendemain à La Toussuire.

Les positions dans le haut du classement sont figées, les écarts creusés et cette étape, très longue avec ses 217 km mais sans grosse difficulté, se prête à une échappée de la même veine que celle ayant abouti vendredi à Annonay à une victoire de David Millar, au sprint devant le Français Jean-Christophe Péraud.

Les Pyrénées se présenteront ensuite et les favoris du Tour mettront vraisemblablement ce périple sudiste à profit pour recharger leurs batteries.

Les formations bâties autour des sprinteurs pourraient mettre la main sur la course mais il leur faudra gravir le court mais très pentu Mont Saint-Clair, à 23 kilomètres de l'arrivée.

Autant de raisons de croire à un nouvel assaut français.

Edité par Henri-Pierre André

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