Tour de France: Rui Costa, coureur très courtisé

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RUI COSTA EN PLEINE LUMIÈRE
RUI COSTA EN PLEINE LUMIÈRE

par Gilles Le Roc'h

LE GRAND BORNAND (Haute-Savoie) (Reuters) - A 26 ans, l'avenir appartient à Rui Costa et en gagnant deux étapes du Tour de France en quatre jours, à Gap mardi et au Grand Bornand ce vendredi, le Portugais a fait en sorte de le rendre plus rayonnant encore.

Ce coureur était pour le moins mésestimé avant de devenir l'un des héros de la 100e Grande Boucle, même si sa carte de visite était riche de victoires dans le Tour de Suisse à deux reprises, dans les Quatre Jours de Dunkerque, le Grand Prix de Montreal comptant pour le World Tour et déjà une étape du Tour de France en 2011 à Super-Besse.

Sa réputation a cette fois franchi toutes les frontières et sa réussite le propulse au premier rang des coureurs en fin de contrat les plus courtisés. Il a dans les mains, notamment, une offre du Team Sky.

"Il n'y rien de concret, tout est ouvert. Je vais attendre la fin du Tour pour penser à la suite de ma carrière et voir ce qui se présente à moi. Pour le moment je savoure surtout mon bonheur", dit-il.

Le bonheur de s'être montré irrésistible dans la dernière des cinq ascensions de la 19e étape, le col de la Croix Fry, comme il l'avait été dans le Col de Manse à l'occasion de son premier succès à Gap. Pour l'emporter, il a seulement reproduit le même schéma.

"QUESTION D'AVENIR

"Oui, c'est en effet à peu près la même chose. La différence est que j'avais Pierre Rolland devant moi, c'était compliqué aujourd'hui. Déjà, je me sentais pas aussi bien que je le pensais et c'est pourquoi j'ai en effet attendu la dernière montée", dit-il.

"A partir de là, c'est vrai, j'ai fait comme à Gap. J'ai la chance d'être en grande forme, je savais qu'il fallait être dans l'échappée mais ce matin, je n'envisageais pas de gagner de nouveau."

Rui Costa est désormais tout près d'égaler son illustre ainé Joaquim Agostinho, vainqueur de quatre étapes dans le Tour il y a quelques décennies.

Il doit au fond de lui regretter de s'être sacrifié en faveur d'Alejandro Valverde, victime d'un bris de roue dans la 13e étape du Tour battue par les vents et d'avoir perdu neuf minutes.

Il est désormais un coureur qui peut penser à défendre ses chances au classement général. Il roule, il grimpe, il récupère bien et surtout, il arrive dans ses bonnes années.

C'est pourquoi le choix de sa prochaine équipe est crucial. S'il rejoint, par exemple, le Team Sky, son statut sera celui d'un équipier.

"Le Tour me plaît énormément, c'est l'une de mes courses préférées. Le classement général est une question d'avenir, on verra", dit-il.

"Je suis pour l'instant très heureux d'avoir gagné deux étapes dans le 100e Tour qui est prestigieux. Et je m'apprête aussi à aider mon jeune équipier Naïro Quintana a combattre pour la deuxième place à Paris."

Edité par Jean-Paul Couret

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