Tour de France: Rouen s'attend à une arrivée roue contre roue

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Tour de France: Rouen s'attend à une arrivée roue contre roue
Tour de France: Rouen s'attend à une arrivée roue contre roue

ABBEVILLE, Somme (Reuters) - La quatrième étape du Tour de France, mercredi, sera l'une des plus longues avec ses 214,5 km entre Abbeville (Somme) et Rouen (Seine-Maritime) et s'annonce ouverte, même si les sprinteurs, un peu sevrés pour l'heure, sont attendus à l'arrivée.

Le profil de ce tracé qui longera la côte pendant une centaine de kilomètres s'offre d'abord aux baroudeurs car le vent pourrait être de la partie et les bordures détruire la belle unité du peloton.

Vallonnée dans sa première partie sur la côte d'Albâtre, l'étape revient en plaine dès qu'elle prend le virage de Fécamp.

S'il restera 75 kilomètres à parcourir après ce tournant, les aventureux pourraient tenter d'exploiter la nervosité de coureurs déjà éprouvés par l'exigeante troisième étape, mardi.

Si aucun ne se lance ou n'a suffisamment d'avance une fois passé Fécamp, lorsque la route se fera plus confortable, Rouen assistera au second sprint massif de l'édition 2012.

Les sprinteurs ont d'autant plus faim que deux des trois premières étapes les ont privés de leur plaisir.

Le Slovaque Peter Sagan, en écrasant en puncheur les étapes de Seraing, dimanche, et Boulogne-sur-Mer, mardi, a en outre pris de l'avance au classement par points sur les purs spécialistes des derniers mètres.

Il restera ensuite aux équipes de sprinteurs deux jours pour emmener leurs hommes forts sur la ligne, avant que le Tour ne prenne de l'altitude et ne les fasse patienter jusqu'au 14 juillet pour leur donner une nouvelle ouverture.

L'étape de mercredi et les deux suivantes devraient en effet se régler en puissance et permettre au Suisse Fabian Cancellara de conserver sa tunique jaune de leader jusqu'au pied du premier grand mur du Tour, celui qui débouchera samedi sur la Planche des Belles Filles.

Pour essayer de deviner le vainqueur à Rouen, il faut s'en remettre au Suisse qui a ainsi résumé, mardi, le début du Tour:

"Désormais, avant un prologue, on attendra Cancellara. Avant un sprint plat, on attendra (Mark) Cavendish. Et dans les arrivées comme ça, on attendra Sagan", a-t-il dit.

Il faisait là référence à la victoire du Britannique Mark Cavendish lundi à Tournai, où le sprinteur du Team Sky n'a eu besoin d'aucun coéquipier pour dompter la meute des rivaux - pourtant emmenés, eux, par leurs poissons-pilotes.

Son équipe ayant des difficultés à gérer la course et à assurer une sécurité totale à son leader Bradley Wiggins, favori du Tour, l'homme de l'île de Man devra sans doute encore faire seul mercredi.

Mais si l'arrivée se dispute roue contre roue, il a toutes les chances de frapper un nouveau grand coup.

Gregory Blachier

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