Tour de France: Rolland nie avoir voulu profiter de la situation

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PIERRE ROLLAND SE DÉFEND D'AVOIR VOULU TIRER PARTI DES CREVAISONS
PIERRE ROLLAND SE DÉFEND D'AVOIR VOULU TIRER PARTI DES CREVAISONS

par Gregory Blachier

FOIX, Ariège (Reuters) - Pierre Rolland s'est défendu d'avoir tenté d'exploiter les malheurs du reste du peloton dimanche dans la quatorzième étape du Tour de France, où il a attaqué au sommet du Mur de Péguère alors qu'une trentaine de coureurs venaient de crever.

Le Français s'est lancé dans la descente avec la ferme intention de reprendre du temps mais, a-t-il assuré, sans savoir que le reste des troupes était retardée par la présence de clous de tapissier sur la route.

L'attitude du coureur d'Europcar lui a valu de féroces critiques des autres équipes, notamment de la part de Jim Ochowicz, patron de BMC, l'équipe du tenant du Tour Cadel Evans qui a crevé trois fois.

Neuvième du classement général, Rolland espère au minimum garder son classement et doit pour cela profiter des Pyrénées pour gagner du terrain avant le dernier contre-la-montre.

Mais, a-t-il assuré, il n'a pas voulu profiter de l'incident survenu dans la dernière difficulté du jour.

"J'espérais pouvoir attaquer dans le Mur pour reprendre un peu du temps perdu en début de semaine", a-t-il dit.

"J'ai attaqué en début de descente dès que j'ai pu passer, j'ai fait ma descente et c'est après, quand j'ai été repris par le peloton, on m'a dit 'pourquoi t'as fait ça ?'. J'ai dit que je ne savais pas", s'est-il défendu.

Le vainqueur d'étape de La Toussuire, où il s'est imposé jeudi en solitaire dans la grande étape alpine du Tour 2012, a poursuivi sa plaidoirie en expliquant qu'il ne s'était jamais comporté de la sorte et qu'il ne voulait pas le faire.

"Je pense être un coureur qui respecte le peloton et ses codes et avoir assez de classe pour ne pas attaquer sur crevaison et gratter du temps lâchement", a-t-il dit.

"Je suis vraiment désolé qu'on puisse penser ça."

Au pied du bus de l'équipe, après l'arrivée de son coureur qui s'était rapidement réfugié dans le véhicule, son directeur sportif Jean-René Bernaudeau l'a défendu avec ardeur.

Il a expliqué que dans les hauteurs du Mur de Péguère la radio ne marchait pas et qu'il n'avait donc pas pu avertir son coureur. "Il s'est relevé dès qu'on lui a dit", a-t-il insisté.

édité par Henri-Pierre André

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