Tour de France: Mark Cavendish s'est gardé la plus belle

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MARK CAVENDISH S'IMPOSE SUR LES CHAMPS-ÉLYSÉES POUR LA 4E ANNÉE D'AFFILÉE
MARK CAVENDISH S'IMPOSE SUR LES CHAMPS-ÉLYSÉES POUR LA 4E ANNÉE D'AFFILÉE

par Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - Le Tour de France s'achève sur les Champs-Elysées et sur la ligne, Mark Cavendish lève les bras.

L'histoire ne craint pas de balbutier lorsqu'arrive la dernière étape du Tour de France, gagnée dimanche pour la quatrième année d'affilée par le sprinteur britannique.

Vainqueur de la deuxième étape à Tournai, le champion du monde avait presque disparu de la circulation pendant le reste du Tour de France.

Travailleur de l'ombre dans les débuts d'ascension à sa portée, lâché ensuite, à la peine la plupart du temps, Mark Cavendish a vécu une quinzaine de jours très, très longs.

Pas favorisé par une équipe qui ne courait pas pour lui mais poursuivait un dessein bien plus grand qu'un simple sprint - gagner le Tour avec Bradley Wiggins -, Cavendish a tenu bon.

Deux jours après s'être réveillé à Brive-la-Gaillarde où, parti comme une fusée dans le dos de ses rivaux, il avait survolé le sprint, il a de nouveau frappé et, au final, compte trois victoires d'étape dans cette édition 2012.

La dernière est la plus prestigieuse par son cadre - l'avenue des Champs-Elysées -, et parce qu'elle consacre le triomphe du cyclisme britannique dans le sillage du Team Sky.

"C'est incroyable bien sûr, arriver avec le maillot jaune, on fait premier et deuxième au classement général, on gagne six étapes", s'est réjoui Cavendish, dont les coéquipiers Bradley Wiggins et Christopher Froome ont fini aux deux premières places du Tour.

"Peut-être plus si on avait fait les sprints on aurait pu faire mieux mais c'est quand même six étapes. C'est formidable pour nous et le cyclisme britannique."

"M'imposer ici, sur les Champs-Elysées, avec le travail fourni par mes coéquipiers, c'est indescriptible", a-t-il ajouté après cet ultime sprint où il eut le plaisir, comme vendredi, d'être lancé par le maillot jaune.

Dans ce bilan de six succès, Cavendish pèse de tout son poids, celui d'un sprinteur largement considéré comme le meilleur au monde et dont le Tour de France est, depuis toujours, l'objectif majeur.

"C'est incroyable. Cette course, c'est tout pour moi, c'est là-dessus que je construis ma saison", a-t-il dit.

"C'est une course si spéciale. J'avais égalé le record d'André Darrigade, je suis très content d'avoir fait mieux que lui", a-t-il ajouté en évoquant le sprinteur français aux 22 victoires d'étape dans les années 1950 et 1960.

"J'ai reçu le prix de L'Equipe du meilleur sprinteur de l'histoire du Tour de France... Maintenant, au moins dans les statistiques, je pense que je mérite cette récompense."

"Beaucoup de grands noms ont gagné sur les Champs-Elysées avant moi. C'est fantastique."

Mark Cavendish peut désormais se tourner vers les Jeux olympiques, où il sera la principale arme de l'équipe britannique pour gagner, cette fois, la plus belle des médailles.

"J'attends samedi avec impatience", a-t-il prévenu.

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