Tour de France: Mark Cavendish n'a eu besoin de personne

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Tour de France: Mark Cavendish n'a eu besoin de personne
Tour de France: Mark Cavendish n'a eu besoin de personne

par Gregory Blachier

TOURNAI, Belgique (Reuters) - Mark Cavendish n'a plus d'équipe à son entière disposition mais cela ne l'a pas empêché lundi de régler l'affaire au sprint et de remporter la deuxième étape du Tour de France.

Le Britannique, dont le Team Sky roule d'abord pour son leader Bradley Wiggins, favori de la Grande Boucle, y est allé seul, comme le très grand sprinteur qu'il est du haut de ses 21 victoires, désormais, dans le Tour de France.

Il s'y impose en moyenne quatre fois par édition, aussi la première étape promise aux spécialistes des arrivées massives ne pouvait lui échapper.

Si sa volonté et sa capacité de gagner sans être emmené jusqu'aux 200 derniers mètres par ses seconds ont posé question, l'homme de l'île de Man a apporté lundi, à Tournai, la plus cinglante des réponses.

"Le Tour est la course la plus importante pour moi, ma saison est construite autour de cette course", a-t-il dit à la presse.

"Une victoire sur le Tour reste une victoire sur le Tour. J'y ai toujours une motivation supplémentaire."

Cavendish est d'autant plus ambitieux qu'il arbore le maillot de champion du monde et veut en faire briller le bandeau arc-en-ciel sur les lignes d'arrivée de la course la plus prestigieuse au monde.

"Je veux gagner avec ce maillot pas seulement au Tour de France mais chaque fois que je peux, partout. C'est très important de le porter et de le montrer, n'importe où", a-t-il dit.

FAIRE HONNEUR AU MAILLOT ARC-EN-CIEL

"Quand je franchis la ligne je regarde cet arc-en-ciel, ça me rend fier. Il y a tellement de grands champions qui l'ont porté avant moi que je veux vraiment lui faire honneur."

Dans les derniers hectomètres, l'arrivée semblait pourtant se dessiner sans lui.

Relégué au coeur du le peloton, Cavendish a pris la roue d'Oscar Freire pour revenir aux avant-postes.

Rien que de très normal en réalité, puisque le Britannique, sûr de sa force, a refusé l'aide de deux membres du Team Sky, dont son habituel poisson-pilote Bernhard Eisel, qui auraient pu le lancer.

"Si on a juste deux coureurs avec soi, ce n'est de toutes façons pas suffisant sur le Tour de France. Il faut avoir toute l'équipe autour. (Edvald) Boasson Hagen avait déjà bossé pour me ramener vers l'avant", a expliqué Cavendish.

"Faire travailler deux coureurs, ç'aurait aussi été les épuiser, c'est pour ça que j'ai pensé qu'il valait mieux y aller tout seul, que ce serait plus facile tout seul. Dans une situation comme ça il faut vraiment décider vite et la décision, en dernier ressort, me revient."

Confronté à une situation inédite puisqu'il a toujours eu, sur le Tour, huit hommes à son service, Cavendish assure s'en accommoder.

"Ce n'est pas le cas cette année mais je le savais. Ça m'enlève de la pression aussi. Je vais prendre ma chance et on verra", a-t-il observé.

"Je savais que ce serait difficile, mais c'est aussi très important d'être dans une équipe qui vise la victoire finale." Et cela ne l'empêche en rien de régner, encore et toujours.

Edité par Pascal Liétout

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