Tour de France: Marcel Kittel s'impose au sprint avant le chrono

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MARCEL KITTEL S'IMPOSE DANS LA 10E ÉTAPE DE LA GRANDE BOUCLE
MARCEL KITTEL S'IMPOSE DANS LA 10E ÉTAPE DE LA GRANDE BOUCLE

par Gilles Le Roc'h

SAINT-MALO, Ille-et-Vilaine (Reuters) - Le Tour de France a entamé mardi sa deuxième semaine comme il avait commencé la première, par une victoire au sprint de l'Allemand Marcel Kittel, à la veille d'un contre-la-montre qui a accaparé totalement les favoris de la Grande Boucle.

Au lendemain d'une journée de repos à La Baule unanimement appréciée par l'ensemble des coureurs, dont l'organisme a déjà beaucoup souffert, il a semblé que cette étape était simplement une transition. Un passage obligé entre le farniente et le rendez-vous de mercredi, un chrono de 32 kilomètres dessiné entre Avranches et le Mont-Saint-Michel qui devrait renforcer Christopher Froome dans son statut de leader du Tour.

Les consignes pour le Team Sky consistaient mardi à courir groupés et à retrouver le plaisir de travailler après l'épouvantable scénario observé dimanche dans les Pyrénées, quand son leader s'est retrouvé isolé à 100 kilomètres de l'arrivée.

Il fallait aussi protéger le mieux possible le maillot jaune, notamment dans la partie finale depuis la Pointe du Groin jusqu'à la ligne d'arrivée, le long de la mer et avec un vent forcément présent.

Les directives étaient les mêmes chez Saxo Bank-Tinkoff pour Alberto Contador ainsi que chez Movistar pour Alejandro Valverde et Nairo Quintana.

Et le combat de ces équipes pour rester à l'avant a contribué à l'intensité des derniers kilomètres où tous les sprinteurs voulaient rester placés dans la perspective d'un sprint que Kittel a parfaitement négocié dans le sillage de son compatriote Andre Greipel, qu'il a sauté sur la ligne.

"UNE JOURNÉE EN JAUNE N'EST JAMAIS FACILE"

Leur tête-à-tête ne fut contrarié par aucun autre sprinteur, la chute de l'équipier de Kittel Tom Veelers, qui a touché Mark Cavendish, ayant forcément perturbé ce dernier.

Mais s'il est honnête, le Britannique avouera que ce sprint était de toute façon mal engagé pour lui tandis que Peter Sagan, défendant son maillot vert, n'a pris aucun risque.

Ce sprint était, depuis le matin, l'issue évidente d'une étape qui s'est déroulée vent de face devant une foule considérable.

Et s'il est un homme qui s'est battu contre, c'est bien le Breton Julien Simon. Il n'a toutefois pas pu l'éviter en dépit de toute l'énergie qu'il a mise dans le développement d'une échappée qu'il avait lui-même initiée, en compagnie de Juan José Oroz (Euskaltel-Euskadi), Lieuwe Westra (Vacansoleil-DCM), Luis Angel Maté (Cofidis) et Jérôme Cousin (Europcar).

Face aux remparts de Saint-Malo, Froome était bien content d'en avoir terminé de cette étape de 197 km, partie de Saint-Gildas-des-Bois, et de pouvoir se focaliser sur un exercice, qui, mercredi, le servira sans aucun doute.

"Une journée en jaune n'est jamais facile", a assuré le leader du Tour à l'arrivée, juste avant de se féliciter du travail de ses équipiers, notamment Ian Stannard, pour le mettre à l'abri de toutes les turbulences.

"Le vent n'était pas assez fort pour provoquer des cassures mais le principal a été fait, je suis dans la même posture que ce matin au départ. Désormais je peux me concentrer sur le chrono !"

Edité par Olivier Guillemain

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