Tour de France: Marcel Kittel a trouvé sa place

le
0
MARCEL KITTEL RÉCIDIVE
MARCEL KITTEL RÉCIDIVE

par Gilles Le Roc'h

SAINT-MALO, Ille-et-Vilaine (Reuters) - Marcel Kittel a récidivé en s'imposant mardi à Saint-Malo comme il l'avait fait le 29 juin à Bastia mais cette fois, l'Allemand a réellement dominé ses grands rivaux du Tour de France que sont Andre Greipel, deuxième et Mark Cavendish, troisième.

"C'est un moment que j'attendais vraiment, d'être confronté à eux, qu'une chute ne modifie pas notre sprint. Aujourd'hui, je les ai battus vraiment et je suis très fier d'y être parvenu dans le Tour de France", a expliqué le coureur de la formation Argos-Shimano après sa victoire.

Ce sprint, très électrique, a été marqué par la chute de son équipier Tom Veelers, heurté par Mark Cavendish qui n'a pas été déclassé en dépit du fait que sa victime l'a clairement accusé de l'avoir fait tomber sciemment.

"J'ai vu la vidéo de la chute et c'est juste une question de malchance. Tom Veelers venait de me lancer et coupait son effort. Il a voulu sortir sur le côté droit au moment où Cavendish l'a passé sur la droite. Ils se sont touchés mais je ne peux pas imaginer que ce soit le fait d'un acte volontaire de Mark. Lui était concentré sur son sprint. Nous étions dans les derniers mètres", a estimé Kittel.

Les commissaires ont jugé que Veelers était fautif et si Kittel était évidemment contrarié par cet incident, il était surtout très heureux de sa victoire. Un succès rendu possible par le travail de son équipe Argos-Shimano qui a, mois après mois, trouvé sa place en tête de peloton.

"Je dois dire que me concernant, il y a une différence depuis ma victoire dans la première étape et aussi par rapport à 2012 parce que les autres équipes nous voient d'un regard différent", a-t-il analysé.

"Se positionner est un combat, surtout dans le Tour, mais mon équipe a gagné le respect des autres. Aujourd'hui, à 20 kilomètres de l'arrivée, tout le monde essayait de remonter, les équipes de sprinteurs et les autres qui voulaient éviter la chute et le danger représenté par le vent. C'était donc plus dangereux parce qu'il y avait beaucoup de coureurs pour peu de places", a poursuivi Kittel.

"Quand il y avait du vent, mon équipier Tom Dumoulin a fait un travail énorme pour moi puis sous la flamme rouge, j'étais tout devant et dès lors, ce fut facile d'attendre les derniers mètres pour m'imposer."

Edité par Olivier Guillemain

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant