Tour de France : l'envers du décor de la caravane publicitaire

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Lionel Picard, chauffeur routier originaire de Gérardmer, charge les éléments du décor du dispositif X-Tra à bord de la semi-remorque qu'il conduira tout au long du Tour de France.
Lionel Picard, chauffeur routier originaire de Gérardmer, charge les éléments du décor du dispositif X-Tra à bord de la semi-remorque qu'il conduira tout au long du Tour de France.

Livarot, vendredi 10 juillet. Sur le parking technique du jour, un surprenant ballet : une équipe de chauffeurs déchargent d'imposants véhicules d'une myriade de portes-chars garés en bataille. Un podium ambulant où cohabitent bidons de lessive et barres de strip-tease côtoie désormais une madeleine géante motorisée, elle-même stationnée près d'un tracteur chamarré surmonté de frites en résine. X-Tra, Saint-Michel, McCain. Des marques dont on retrouve les logos sur l'uniforme de ces routiers.

À 6 h 45, ils s'affairent déjà sur le parc de stationnement munis de gants de travail, de clés de serrage et de CB ? prononcer « cibi » -, la radio qui leur permet de communiquer. Leur mission ? Faciliter le travail des caravaniers, qui troqueront dès leur arrivée leur utilitaire pour un char. À commencer par le plein d'essence, infaisable une fois le cortège élancé.

Eux, ce sont les hommes de l'ombre. Ceux que le public du Tour n'acclame pas et dont les médias parlent peu. Ils se lèvent aux aurores, s'endorment les derniers et récupèrent la journée, dans le confort relatif d'une cabine de poids lourd. Ils roulent de parking en parking, jusqu'à quatre par jour. Ils ont les traits tirés et des cernes sous les yeux. Leurs mains rugueuses en disent long sur la dureté de leur métier.

Boute-en-train

Jean-Claude Renaux est l'un d'entre eux. Routier à la retraite, il a parcouru la France en solitaire pendant...

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