Tour de France: l'AFLD devrait procéder aux contrôles

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L'AFLD DEVRAIT PROCÉDER AUX CONTRÔLES ANTIDOPAGE SUR LE PROCHAIN TOUR DE FRANCE
L'AFLD DEVRAIT PROCÉDER AUX CONTRÔLES ANTIDOPAGE SUR LE PROCHAIN TOUR DE FRANCE

PARIS (Reuters) - L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) a fait savoir jeudi qu'elle acceptait sous conditions de procéder aux contrôles antidopage sur le prochain Tour de France, laissant entendre que son conflit avec l'Union cycliste internationale (UCI) était en voie de résolution.

L'AFLD avait annoncé il y a deux semaines qu'elle ne pouvait renouveler cette année la convention-cadre avec l'UCI, qui détermine si elle intervient sur Paris-Nice, Paris-Roubaix, Le Dauphiné et le Tour.

Elle dénonçait des "errements" dans la politique antidopage de l'instance dirigeante du cyclisme mondial.

L'AFLD a assoupli sa position après avoir reçu "des éléments nouveaux" de la part de l'UCI qui semble prête à satisfaire ses exigences en matière de collaboration.

Si Paris-Nice reste exclu pour 2013, "le collège (de l'AFLD) a estimé possible que l'Agence procède au contrôle d'autres compétitions cyclistes internationales, en particulier du Tour de France", dit un communiqué.

Cette intervention sera possible "dès lors que (le collège) a l'assurance que l'Agence disposera en amont des compétitions d'informations sur la localisation des coureurs et les résultats de leur profil biologique afin de pouvoir réaliser des contrôles inopinés et sera à même, tout au long d'une compétition, de déterminer conjointement avec l'UCI, les sportifs soumis à des contrôles."

Le premier point doit permettre à l'AFLD de travailler plus efficacement en décelant de possibles changements spectaculaires de données biologiques chez des coureurs. Le second a notamment été source de conflit entre l'AFLD et l'UCI sur le dernier Tour de France.

"En 2011, les préconisations de l'AFLD avaient été largement suivies. En 2012, c'était beaucoup plus aléatoire", a dit à Reuters le président de l'AFLD, Bruno Genevois.

Il a espéré que les deux instances trouvent un terrain d'entente rapidement, "dans l'idéal fin avril", lorsque les coureurs commencent à reconnaître le parcours du Tour de France et peuvent donc être plus facilement contrôlés si leur localisation a été transmise.

"Le plus tôt sera le mieux", a-t-il souligné, expliquant que l'absence de l'AFLD sur Paris-Nice, dont le départ sera donné le 2 mars, relevait d'une volonté d'envoyer un signal à l'UCI mais aussi d'un problème de calendrier.

Gregory Blachier

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