Tour de France: Kittel sur les Champs, Froome sacré

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SACRE DE CHRISTOPHER FROOME POUR LE TOUR DE FRANCE
SACRE DE CHRISTOPHER FROOME POUR LE TOUR DE FRANCE

PARIS (Reuters) - Christopher Froome (Sky) a consacré la supériorité du cyclisme britannique par un sacre dans le Tour de France, un an après celui de Bradley Wiggins, après la victoire dimanche dans le sprint des Champs-Elysées de l'Allemand Marcel Kittel.

Le coureur de l'équipe Argos s'est imposé dans la 21e et dernière étape devant son compatriote Andre Greipel (Lotto) et le Britannique Mark Cavendish (Omega Pharma-Quick-Step).

La dernière étape et ses 132 km depuis Versailles n'ont rien changé au palmarès sculpté pendant trois semaines.

Froome est maillot jaune, le Colombien Nairo Quintana (Movistar) est son dauphin, meilleur grimpeur et meilleur jeune.

Le Slovaque Peter Sagan (Cannondale) est maillot vert, la Saxo remporte le classement par équipes et Christophe Riblon (AG2R La Mondiale) a été jugé le "super-combatif".

La journée a commencé par la traditionnelle parade à Versailles et sur les routes d'Ile-de-France.

Comme le veut la tradition, Froome, encore un peu tendu, a partagé une coupe de champagne avec Dave Brailsford, manager de Sky, et Nicolas Portal, directeur sportif français de l'équipe.

Puis est venue l'entrée dans Paris et un premier tour du circuit final qui a fait passer le peloton par les guichets du Louvre et autour de l'arc de triomphe de l'Etoile pour la première fois.

La course s'est ensuite animée. Cavendish, vainqueur à quatre reprises sur les Champs-Elysées, a eu un coup de malchance sur une crevaison. Il est revenu.

"CONTRE LE DOPAGE"

Plusieurs coureurs ont tenté leur chance et montré leur maillot. Le plus beau numéro a été réalisé par David Millar (Garmin), un autre Britannique, qui comptait 27 secondes d'avance au sixième passage sur la ligne et à 26 km de l'arrivée.

L'écart a commencé à diminuer et il a été rattrapé.

Trois hommes ont pris le relais: l'Espagnol Alejandro Valverde (Movistar), l'Italien Manuel Quinziato (BMC) et le Néerlandais Bram Tankink (Belkin).

Sans surprise, les équipes de sprinteurs les ont repris à la cloche d'entrée dans le dernier tour.

L'étape était dite. Elle irait à un sprinteur. Il lui restait à désigner lequel. Kittel et son équipe ont remporté la bataille.

Froome est passé en tête avec son équipe au premier passage sur les Champs-Elysées et a franchi la ligne confortablement installé au coeur du peloton.

Il remporte le Tour avec 4'20 d'avance sur la révélation Quintana et 5'04 sur l'Espagnol Joaquim Rodriguez (Katusha).

"Cela va me prendre un certain temps pour que je réalise que ce rêve est devenu réalité", a-t-il dit sur le podium devant 350 anciens coureurs ayant fini le Tour au moins une fois et une belle brochette d'anciens vainqueurs.

Devenu, victoire oblige, le nouveau chantre du cyclisme "propre", il a affirmé que lui et tout le peloton étaient "contre le dopage".

"Après l'histoire récente dans le sport et les révélations récentes", a-t-il ajouté en référence aux aveux de dopage de Lance Armstrong, "je crois qui quiconque allait porter le maillot jaune cette année allait être soumis à un examen, très attentif, à beaucoup de critiques et il fallait que je m'habitue à ça."

"J'ai essayé de réagir du mieux que je pouvais."

Il a dédié sa victoire à sa mère décédée en 2008. "C'est dommage qu'elle n'ait pas pu venir voir le Tour, elle aurait été si fière. Voici un maillot jaune qui résistera à l'épreuve du temps. Le mot bonheur n'est pas suffisant. Il va me falloir du temps."

Jean-Paul Couret avec Gilles Le Roc'h

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