Tour de France: Froome et son équipe ont pris la course en main

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Tour de France: Froome et son équipe ont pris la course en main
Tour de France: Froome et son équipe ont pris la course en main

par Gilles Le Roc'h

LA PLANCHE DES BELLES FILLES, Haute-Saône (Reuters) - Christopher Froome a confirmé samedi tout son potentiel en s'imposant et en s'emparant du maillot à pois du meilleur grimpeur dans la septième étape du Tour de France, où il a conclu magistralement l'énorme travail du Team Sky.

Le Britannique, qui s'était révélé en septembre en prenant la deuxième place de la Vuelta tout en faisant le travail d'équipier de Bradley Wiggins, a une nouvelle fois emmené son leader au sommet, à La Planche des Belles Filles.

Il a raconté après l'arrivée comment Sky et lui-même, impressionnants, ont décidé d'imposer leur rythme à la Grande Boucle, après une semaine plutôt en retrait, et au plus grand rival de Wiggins pour la victoire finale, Cadel Evans.

"Il fallait prendre la course en main dès le départ et même si la BMC (l'équipe d'Evans, ndlr) voulait le faire également", a-t-il expliqué.

"Nous devions absolument arriver devant au pied de l'ascension finale. On a roulé toute la journée. Michael Rogers au pied de la côte. Puis Richie Porte. Enfin moi à deux kilomètres de l'arrivée", a-t-il énuméré.

Dans la rampe très raide que constitue la montée vers le site de La Planche des Belles Filles, les Sky ont fait exploser le peloton. Seuls Evans, vainqueur du Tour l'année dernière, Vincenzo Nibali et Rein Taaramäe ont pu suivre.

"Richie Porte a imposé un train d'enfer dans toute l'ascension et a fait beaucoup de dégâts. Il a facilité mon travail quand j'ai pris le relais dans le mur final", a dit Froome.

UNE PETITE ATTAQUE A SUFFI

Une fois le sommet en vue, ce fidèle lieutenant a compris qu'il pouvait jouer sa carte personnelle, son leader étant certain de récupérer le maillot jaune.

"Je m'attendais à une grosse attaque de Cadel qui n'est pas arrivée. Puisque Bradley Wiggins était là et ne pouvait pas perdre du temps, je me suis permis d'aller chercher la victoire", a-t-il dit.

"Ce n'était pas prévu (...) mais il y a eu une opportunité que j'ai saisie. Une petite attaque a suffi."

Evans a bel et bien suivi, sans le renfort de ses équipiers, confirmant l'hypothèse d'un mano a mano avec Wiggins.

"L'équipe BMC peut être contente de sa journée aussi, Cadel Evans n'a pas perdu le temps. A moins qu'il voulait nous en prendre !", a relevé Froome.

Lequel sait être un homme de l'ombre cette année, sans faire une croix sur ses ambitions pour l'avenir.

"Cette année, je ne serai pas le leader de l'équipe. On a un plan, c'est de faire gagner Bradley. Mais pourquoi pas, dans une autre épreuve, dans le futur. Mais pas maintenant."

Il est en tout cas considéré comme un homme clé de Sky, à entendre l'éloge fait après la course par son patron Dave Brailsford.

"Il a beaucoup de talent. Il peut être dans les sprints, se battre pour gagner des étapes. C'est un membre inestimable de cette équipe", a-t-il dit.

"On a besoin de quelqu'un qui ait la puissance et la vitesse pour faire le train dans les ascensions."

"C'est un des meilleurs au monde dans ce boulot, cela ne fait aucun doute, et il a toujours le sourire, ne se plaint jamais, c'est un grand professionnel. On ne pourrait avoir de meilleur coureur dans l'équipe. C'est un privilège de l'avoir chez Sky."

Avec Gregory Blachier, édité par Hélène Duvigneau

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