Tour de France: Europcar et Voeckler grimacent

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Tour de France: Europcar et Voeckler grimacent
Tour de France: Europcar et Voeckler grimacent

par Gregory Blachier

BOULOGNE-SUR-MER, Pas-de-Calais (Reuters) - Europcar a vécu une journée difficile mardi sur le Tour de France où son leader Thomas Voeckler, dont le genou reste très douloureux, a fini à plus de sept minutes du vainqueur à Boulogne-sur-Mer.

La troisième étape du Tour de France, exigeante avec ses multiples cotes dans les 60 derniers kilomètres et ses chemins étroits, a fait mal au peloton.

Mais le coureur favori du public français, quatrième l'année dernière après avoir vaillamment défendu son maillot jaune pendant dix jours, a particulièrement souffert.

Arrivé diminué sur le Tour après son abandon dans le Critérium du Dauphiné, Voeckler espérait reprendre des forces et refaire du muscle durant la première semaine.

Mardi, il est arrivé au car de son équipe les jambes très raides, marchant avec difficulté, au terme d'une étape qui l'a donc renvoyé loin de la tête de la course.

"Je savais que ce serait une étape avec des cassures. Je pouvais pas faire mieux aujourd'hui, je n'ai pas de regrets", a-t-il dit, disponible et marqué tout à la fois.

"Ce n'est pas génial... Assis ça va encore, mais je ne pouvais pas me mettre en danseuse. Je n'ai pédalé presque que d'une jambe."

Le Français aurait "aimé cette étape, aimé cette arrivée" s'il avait été en mesure de la disputer pleinement, a dit son directeur sportif, Jean-René Bernaudeau.

Il aimerait sans doute celles qui, une fois les positions établies après le premier contre-la-montre et le passage des Alpes, laisseront peut-être de la place aux baroudeurs.

PAS TÊTE BRÛLÉE

Mais s'il n'était pas encore question d'abandon mardi après l'étape, il a prévenu qu'il ne tirerait pas excessivement sur la corde pour ne pas hypothéquer la suite de sa saison.

"C'est le Tour de France, on a envie, on ne peut pas arrêter, mais il faut savoir parfois être raisonnable", a-t-il dit.

"Pour l'instant, (l'abandon) n'est pas à l'ordre du jour. Ce n'est pas dans mon tempérament de baisser les bras, mais il ne faut pas être tête brulée non plus.

"Il faut se rappeler aussi de Christophe Kern l'an dernier qui avait voulu insister de nombreuses journées et qui a laissé six mois de sa saison. Il n'a pu refaire du vélo normalement qu'en 2012", a-t-il ajouté, évoquant la tendinite au genou qui avait contraint son équipier à l'abandon après cinq étapes.

Les malheurs de Thomas Voeckler ont emporté un peu d'Europcar avec lui puisque plusieurs la quasi-totalité de ses équipiers sont restés à l'arrière pour l'aider à terminer.

Le seul réconfort que pouvait trouver Jean-René Bernaudeau venait mardi soir de la présence de son fils Giovanni dans l'échappée du jour et de la forme affichée par Pierre Rolland, meilleur jeune du Tour l'année dernière.

"Pierre Rolland montre qu'il est très, très bien. Pour une arrivée de puncheurs, lui qui est un grimpeur s'est bien comporté (...) Il y a quand même des choses intéressantes."

Edité par Jean-Loup Fiévet

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