Tour de France: David Moncoutié s'est fait plaisir

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Tour de France: David Moncoutié s'est fait plaisir
Tour de France: David Moncoutié s'est fait plaisir

ROUEN, Seine-Maritime (Reuters) - David Moncoutié n'a certes pas emmené son échappée au bout, mercredi, mais il s'est fait plaisir dans la quatrième étape du Tour de France où le Français et ses deux compagnons ont été repris à quelques kilomètres de l'arrivée.

Le coureur de Cofidis, qui dispute à 37 ans son onzième et dernier Tour, a suivi Arashiro Yukiya, le Japonais d'Europcar - la seule équipe à avoir systématiquement lancé un des siens à l'aventure depuis le départ - dès les premiers mètres.

Rien, pourtant, n'avait été préparé.

D'autant moins que Moncoutié, vainqueur de deux étapes dans le Tour - en 2004 à Figeac et en 2005 à Digne-les-Bains - est nettement plus à son aise lorsque la route est escarpée.

"C'est pas forcément mon terrain, mais bon, les premières étapes, souvent je traîne derrière, c'est nerveux, j'y laisse des plumes. Donc autant laisser des plumes à l'avant", a-t-il dit après l'arrivée.

"Des fois, il y a priorité aux attaquants. On ne sait pas ce qu'il peut se passer derrière. On a déjà vu des échappées en première semaine qui arrivaient sur le plat. Nous on n'a pas de sprinteurs pour gagner, donc pourquoi pas essayer."

Il y a même cru un temps, lorsque l'orage s'est mis à gronder et arroser le peloton.

"A 60 bornes (...) je me suis dit: 'si c'est comme ça jusqu'à l'arrivée, ça peut désorganiser les sprinteurs'", a-t-il souri. "Moi qui n'aime pas la pluie, pour une fois, j'espérais qu'il y ait de l'orage."

"IL RESTE DE BELLES ÉTAPES"

A défaut de l'emporter, le vétéran de Cofidis s'est amusé sans prendre trop de risques pour la suite du Tour qui abordera des ascensions plus conformes à ses qualités dès le week-end.

"On n'avait pas spécialement prévu d'être dans les coups. On m'avait dit: 'allez, si tu veux y aller, fais-toi plaisir'", a-t-il dit.

"Des forces, on en laisse toujours. Quand on a deux minutes d'avance à 25 km de l'arrivée, on se donne à fond pour tenter le coup", a-t-il concédé, ajoutant qu'il avait entrepris ce baroud uniquement parce que le calendrier lui laissera un peu de répit les deux prochains jours.

"La montagne c'est samedi. Je ne l'aurais pas fait la veille, mais là, il y a deux jours de plat, j'espère pouvoir récupérer."

L'oeil sur les ascensions, il a aussi profité de l'étape du jour pour glaner quelques points précieux en vue de la lutte pour le maillot à pois dans les côtes de catégorie 4, en bonne intelligence avec ses compagnons du jour.

"On était trois dans l'échappée, on s'est arrangé pour partager entre les sprints et les grimpeurs", a-t-il dit.

Que faut-il attendre désormais de celui qui semble vouloir se mettre en évidence pour sa dernière grande apparition sur les routes du Tour ? Sans doute encore quelques envolées dont il a le secret:

"Aujourd'hui, on va dire que c'était un coup de panache. Mais il reste encore de belles étapes qui sont plus faites pour moi et j'espère pouvoir essayer d'en gagner une."

Il sera temps, ensuite, d'aider son coéquipier estonien Rein Taaramäe, 25 ans, à aller chercher le maillot blanc de meilleur jeune, l'objectif annoncé de Cofidis.

Gregory Blachier pour le service français

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