Tour de France: coup de massue pour les dirigeants de Cofidis

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COUP DE MASSUE POUR LES DIRIGEANTS DE COFIDIS
COUP DE MASSUE POUR LES DIRIGEANTS DE COFIDIS

MÂCON, Saône-et-Loire (Reuters) - L'arrestation de Rémy Di Gregorio dans une enquête sur un trafic présumé de produits dopants a plongé l'équipe Cofidis et son nouveau manager Yvon Sanquer dans l'embarras.

L'équipe nordiste, qui vient de prolonger de quatre ans son contrat avec son sponsor et donc sa présence dans le peloton, n'avait plus connu une telle affaire depuis l'arrestation de Daniel Moreni au sommet de l'Aubisque pendant le Tour de France 2007.

Mardi, jour de repos pour les coureurs du Tour, ce sont des dirigeants très affectés qui ont fait face à la presse.

"Nous ne sommes pour rien dans cette affaire et nous n'avons pas à nous cacher", avait dit Valérie Alexandre, la responsable presse de l'équipe en début d'après-midi.

Quelques heures plus tard, la salle était comble dans l'hôtel retenu sur l'autoroute A6 afin de laisser loin du tumulte des coureurs sous le choc. Yvon Sanquer, le nouveau manager, a pris la parole pour raconter la journée.

"Rémy Di Gregorio faisait chambre avec Samuel Dumoulin. Il a été arrêté à 9h30 par les gendarmes tandis que Samuel était parti prendre son petit déjeuner. Il ne s'est rendu compte de rien", a-t-il expliqué.

"Di Gregorio a été conduit dans une voiture et c'est au moment de partir que les gendarmes m'ont prévenu. A 10h30, les huit autres coureurs de l'équipe sont partis s'entraîner mais voulaient attendre Rémy. Je leur ai dit qu'il avait un petit souci et qu'il fallait partir sans lui. Je les ai tenus informés de la situation quand ils sont rentrés."

Aucun véhicule de l'équipe Cofidis n'a été fouillé, fait important laissant penser que l'affaire Di Gregorio est bien une affaire individuelle. L'enquête qui lui a valu d'être placé en garde en vue a été ouverte il y a un an, quand il était chez Astana.

"Ces derniers jours, a poursuivi Sanquer, Rémy était joyeux et expansif, comme d'habitude, et il était motivé. Rien ne laissait présager une telle affaire. On parle de dopage mais le dopage n'est pas une histoire de cyclisme, c'est un problème d'hommes. Il arrive qu'un coureur se perde."

L'équipe Cofidis était très heureuse depuis samedi et la très belle quatrième place de son leader Rein Taaramae dans la septième étape à La Planche des Belles Filles.

Le coup de massue est terrible pour ses dirigeants. Il semble toutefois acquis que l'investissement de l'organisme de crédit ne soit pas remis en cause.

Gilles Le Roc'h, édité par Grégory Blachier

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