Tour de France: Christopher Froome s'attend à être attaqué

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ALBERTO CONTADOR PRÊT À EN DÉCOUDRE AVEC CHRISTOPHER FROOME
ALBERTO CONTADOR PRÊT À EN DÉCOUDRE AVEC CHRISTOPHER FROOME

CHORGES, Hautes-Alpes (Reuters) - Le bouquet final du Tour de France sera pour dimanche sur les Champs-Elysées mais le feu d'artifice sera tiré avant dans les Alpes avec de possibles rebondissements, même si la situation du maillot jaune Christopher Froome semble confortable.

Si l'écart le séparant de Contador s'est accru à Chorges de neuf secondes et s'élève désormais à 4'34", cela ne semble pas calmer les ardeurs de l'Espagnol. Bien au contraire.

Au fond de lui, même s'il reconnaît la supériorité du Britannique, il a dû être agacé de l'entendre dire qu'il avait gagné cette 17e étape sans le vouloir.

"Sincèrement, je pensais perdre du temps dans cette étape, je ne voulais pas me livrer à fond pour garder des réserves avant les trois étapes des Alpes. Je pensais perdre entre 30 secondes et une minute", a souligné Froome.

"Ce qui a fait la différence, je crois, c'est mon changement de vélo. C'est ce qui m'a donné la victoire. C'était le bon choix. J'ai pris cette décision ce matin, après la reconnaissance", a poursuivi le Britannique.

"Cela m'a permis d'avoir un braquet plus grand et une machine aérodynamique pour le final et c'est la combinaison des deux qui m'a fait gagner. J'ai augmenté mon avance sur mes poursuivants mais je sais que le Tour n'est pas fini. Les Espagnols et les Néerlandais vont m'attaquer. Nous allons disputer trois étapes difficiles et je m'attends à être attaqué de toutes parts."

Depuis l'étape de Gap et la chute d'Alberto Contador, il est beaucoup question des descentes. Le leader de l'équipe Saxo Bank a notamment dit qu'il attaquerait son rival dans une descente en précisant, telle une menace: "On verra bien qui sera le vainqueur dimanche".

Bjarne Riis, son patron, a enfoncé le clou en affirmant que si Froome avait peur, il avait le droit de se servir de ses freins, avant d'ajouter qu'il devait maintenant s'attendre à se faire attaquer en descente.

"Je peux comprendre qu'il parle ainsi", a répondu le maillot jaune. "Mais je le répète, la sécurité doit primer. Le revêtement est mauvais, la route très étroite, il y a beaucoup de virages. Si on doit y aller, j'irai, je suis prêt. Ce seront les mêmes conditions pour tout le monde", a-t-il ajouté.

"S'il pleut, la bonne décision serait de faire l'arrivée au sommet de la première ascension. Ce serait dommage mais ce serait la bonne décision", a-t-il conclu.

La chaîne de télévision italienne, la Rai, a affirmé dans la journée que les organisateurs du Tour pourraient décider de supprimer la descente du col de Sarenne et la deuxième ascension de l'Alpe d'Huez si les conditions météorologiques étaient mauvaises jeudi. Mais le directeur de course Jean-François Pescheux, interrogé à Chorges, a refusé de l'envisager.

Olivier Guillemain

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