Tour de France: Cadel Evans, le couac de fin

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LE TOUR DE FRANCE EST TERMINÉ POUR CADEL EVANS
LE TOUR DE FRANCE EST TERMINÉ POUR CADEL EVANS

par Gregory Blachier

BAGNERES-DE-LUCHON, HAUTE-GARONNE - Le Tour de France est terminé pour Cadel Evans.

C'est une image, car l'Australien devrait rallier l'arrivée, dimanche à Paris. Mais il ne paradera pas sur les Champs-Elysées vêtu de jaune, en vainqueur, comme l'an dernier.

Mercredi, il a de nouveau craqué en montagne. S'il n'avait concédé qu'une minute dans les Alpes, il en a perdu plus de quatre sur Bradley Wiggins, Christopher Froome et Vincenzo Nibali, les trois premiers du classement général dans cette seizième étape.

Après le passage de quatre cols des Pyrénées, Evans est septième à plus de huit minutes de Wiggins. Un gouffre.

"Je n'étais évidemment pas à mon niveau normal. Le Tour est d'une certaine manière fini pour moi", a-t-il dit à la presse plus d'une demi-heure après avoir franchi la ligne.

L'Australien, qui avait dû se soumettre au contrôle antidopage, est arrivé tardivement au bus de son équipe. Il s'est réfugié à l'intérieur de longues minutes avant de venir s'exprimer, l'air triste, résigné.

"Il faut rester optimiste mais aussi réaliste. Cette année, les choses ne se passent pas comme elles devraient. J'aurai aimé offrir à George Hincapie un autre cadeau pour sa retraite."

Avant lui, ses coéquipiers et l'encadrement de son équipe BMC avait commenté cette journée noire, qui a vu Evans perdre pied une première fois puis revenir, avant de céder pour de bon dans le dernier col, celui de Peyresourde.

Malgré l'aide de ses équipiers - à l'exception de Tejay Van Garderen, qui a eu l'autorisation de rester devant pour sauver son maillot blanc de meilleur jeune -, il n'a jamais pu revenir.

Evans a semblé indisposé, ce que suggèrent les propos de son jeune coéquipier américain.

"Une ou deux fois, on a essayé de lui donner à manger, à boire, et il nous a seulement dit que son estomac ne supportait pas bien", a dit Van Garderen, désormais coureur le mieux classé de BMC, onze secondes devant son leader.

Le directeur sportif John Lelangue, souvent optimiste, a concédé que son coureur "ne gagnerait pas le Tour" cette année.

"On a vu qu'il était en difficulté dès Aspin (...) C'était une mauvaise journée pour Cadel, on a essayé de provoquer les choses avec l'équipe mais il n'était pas en grande forme", a-t-il dit.

L'Australien doit encore décider de ce qu'il va faire lors des prochaines étapes, notamment dans la deuxième grande étape pyrénéenne, jeudi, où il pourrait se mettre au service de Van Garderen, maintenant que son Tour est fini.

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