Tour de France : C.Prudhomme fait le bilan

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Tour de France : C.Prudhomme fait le bilan
Tour de France : C.Prudhomme fait le bilan

C'est après l'arrivée de la 20eme étape du Tour de France, au sommet du Semnoz, que Christian Prudhomme a accepté de se prêter au jeu du premier bilan face aux journalistes présents sur place. Il commence par faire le bilan du déroulement de la course, très offensive : « Je suis très satisfait parce que la course s'est décantée par l'avant et quand une compétition cycliste se décante par des attaques, c'est formidable et, évidemment, bien plus intéressant que par l'arrière ».

Les collectifs à l'attaque

Le directeur du Tour de France revient ensuite sur la composante collective de ce 100eme Tour de France : « Très content parce que, outre des attaques individuelles, il y a eu des stratégies d'équipes qu'on n'avait plus vues depuis de longues années. Je pense notamment à l'étape de Saint-Amand-Montrond avec le vent et les bordures, on n'avait pas vu ça depuis 30 à 40 ans, c'était vraiment exceptionnel ».

Un Tour de France rajeuni et toujours plus mondialisé

Pour Christian Prudhomme, ce 100eme Tour de France est aussi celui qui a mis en avant la tendance toujours plus mondiale du cyclisme : « Je suis content aussi parce que l'internationalisation du cyclisme est encore plus forte avec le retour des Colombiens avec Quintana. Le Tour de France a vu pour la première fois un Maillot Jaune sud-africain. Une nouvelle génération apparaît avec Froome qui a 27 ans, Quintana qui a 23 ans, tout comme Sagan. Les porteurs de maillot sont tous jeunes, ils sont certainement l'avenir du cyclisme. Tout ça s'est fait dans des décors absolument fabuleux ».

La révélation Quintana

Il est impossible de tirer un bilan du Tour de France 2013 sans revenir sur celui qui restera comme la révélation de cette édition, Nairo Quintana. Au sujet de celui qui ramène à Paris le Maillot Blanc de meilleur jeune et le Maillot à Pois de meilleur grimpeur, le directeur du Tour de France déclare : « Le grand public découvre Quintana mais les gens au bord de la route le considèrent comme une mascotte. C'est le retour des Colombiens, du Colombien car il était le seul au départ du Tour de France. Il est le grimpeur-type, un jeune garçon qui a une vraie histoire. Il a l'air heureux d'être là et je crois qu'il l'est en plus. Ça nous promet des joutes endiablées dans les cols dans les années à venir ».

Les Français déçoivent

Pour conclure, Christian Prudhomme a eu un mot au sujet de la performance des coureurs français, pour lesquels Christophe Riblon semble être l'arbre qui cache la forêt : « Il y a un bilan globalement décevant des coureurs français. Ils avaient pesé sur la course en 2011 et 2012, je pensais qu'ils pèseraient de la même manière en 2013, mais il y a, c'est vrai, une victoire qui compte triple de Christophe Riblon à l'Alpe d'Huez. Sa victoire restera inoubliable, c'est la victoire d'un homme mais aussi celle d'une équipe. Tout cela en 48 heures après les deux chutes de Jean-Christophe Péraud, qui aurait eu une place dans les dix premiers du classement général. C'était une sorte de revanche de l'équipe, c'était absolument formidable pour un homme, pour un collectif, c'était émouvant ».

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