Tour de France: c'était le Tour du Nouveau Monde

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UN SACRÉ TOUR DE FRANCE
UN SACRÉ TOUR DE FRANCE

par Gilles Le Roc'h

PARIS (Reuters) - Le 100e Tour de France s'est offert une ouverture sur le monde qui laissera le souvenir d'une compétition intéressante, de la mainmise de Christopher Froome et de l'avantage pris par les pays émergents du cyclisme sur ses nations fondatrices.

La Grande-Bretagne avec la victoire finale de Chris Froome et ses trois victoires d'étape auxquelles s'ajoutent les succès de Mark Cavendish, l'Australie avec la réussite de l'équipe Orica-Greenedge et de Simon Gerrans, la Colombie avec l'avènement de Nairo Quintana, l'Afrique du Sud avec le premier maillot jaune historique de Darryl Impey ont été les acteurs du changement et de la mondialisation.

Parmi les nations historiques du sport, la Belgique compte une victoire d'étape avec Jan Bakelants, l'Italie ne fait pas mieux avec Matteo Trentin de même que la France avec Christophe Riblon quand l'Espagne récolte un zéro pointé.

S'il fallait découper le Tour de France qui vient de s'achever à Paris, il faudrait parler de l'excellente première semaine de l'équipe Orica-Greenedge, victorieuse avec Simon Gerrans à Calvi, maillot jaune en prime, puis encore dans le contre-la-montre par équipes et l'avènement de Darril Impey, endossant le maillot jaune à son tour.

POLLUTIONS ET BEAUTES

La deuxième semaine a été celle de Christopher Froome. Il a assommé la course en deux dimanches, sur les pentes d'Ax-3 Domaines et du Mont-Ventoux.

Il a conforté son maillot jaune dans le contre-la-montre du Mont-Saint-Michel et a été bien heureux ne pas être attaqué par ses adversaires le seul jour où c'était possible, quand il s'est retrouvé isolé dans les 100 derniers kilomètres de la grande étape pyrénéenne.

Enfin la troisième semaine, dominée par la double ascension de l'Alpe d'Huez et par la montée en puissance du petit Colombien Nairo Quintana, promis à 23 ans à un grand avenir.

Le 100e Tour de France a certes été pollué de temps en temps par son passé, les relents des affaires Armstrong et Jalabert, la suspicion qui pèse désormais sur celui qui domine au seul nom de sa domination.

Mais pour sa centième édition, ce Tour a aussi souligné plus que jamais celui des beautés de la France des Bouches de Bonifacio à la montagne pure du Semnoz, en passant par les calanques de Piana, la Promenade des Anglais, la cathédrale d'Albi, Saint-Malo la cité des corsaires, le Mont-Saint-Michel ou le Mont-Ventoux, l'arrivée à la tombée de la nuit sur les Champs-Elysées.

La course à peine achevée, le compte à rebours de la 101e édition a commencé.

On sait déjà qu'elle s'élancera du Yorkshire pour revenir en France par le Nord avec une étape de pavés, un crochet en Belgique sans doute pour un contre-la-montre par équipes, puis un cap à l'est pour marquer le centenaire de la Première Guerre mondiale, un possible retour aux Planches des Belles Filles et la part belle faite aux Pyrénées...

Edité par Jean-Paul Couret

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